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Wall Street ouvre dans le rouge, rafraîchie par les sanctions contre la Russie

17/07/2014 10:21 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Wall Street ouvrait en légère baisse jeudi, rafraîchie, au lendemain d'un nouveau record, par le retour au premier plan des risques géopolitiques après de nouvelles sanctions occidentales contre la Russie: le Dow Jones et le Nasdaq cédaient 0,09%.

Vers 13H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 15,92 points, à 17.122,28 points. Il s'était hissé la veille jusqu'à 17.138,20 points, battant son précédent record historique du 3 juillet.

Le Nasdaq, à dominante technologique, abandonnait 4,03 points, à 4.421,93 points.

L'indice élargi S&P 500 se repliait de 0,16% ou 3,21 points, à 1.978,36 points.

La Bourse de New York avait été encouragée mercredi par une série d'opérations entre des grandes entreprises américaines et des résultats trimestriels globalement bien accueillis: l'indice vedette Dow Jones avait gagné 0,45%, et le Nasdaq 0,22%, à 4.425,97 points.

"La résurgeance des inquiétudes géopolitiques au sujet de la Russie et de l'Ukraine (...) et des tensions diplomatiques entre la Russie et les Etats-Unis rend les échanges un peu plus chaotiques" jeudi à l'ouverture, a relevé Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Accusant la Russie de soutenir les séparatistes pro-russes en Ukraine, Washington a durci ses sanctions mercredi soir et notamment ajouté à sa liste noire le géant pétrolier russe Rosneft et la banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank.

Le président russe Vladimir Poutine s'est insurgé contre ces nouvelles mesures, estimant que les Américains eux-mêmes "causent des dommages à leurs plus grandes compagnies pétrolières"

Les Européens ont, eux, pris des sanctions de moindre ampleur, gelant des programmes financés en partie par l'Europe menés en Russie.

"Ces nouvelles sanctions marquent une nouvelle étape dans l'affrontement diplomatique car elles s'étendent au-delà des seuls individus", a continué M. O'Hare.

"Elles jettent un froid sur le marché, font monter le prix du pétrole et nous montrent que les risques géopolitiques sont des chocs dont les banques centrales ne peuvent nous protéger", a-t-il poursuivi.

Le marché ne s'affolait cependant pas, les analystes estimant que les sanctions représentaient une simple "distraction" et que leur impact économique et financier restait finalement limité.

Sur le plan des entreprises américaines, les opérateurs digéraient par ailleurs l'annonce des plus grosses coupes jamais réalisées dans l'histoire du groupe informatique Microsoft, qui va supprimer 18.000 emplois d'ici un an, soit 14% de ses effectifs mondiaux. Son titre prenait plus de 3%.

Le marché obligataire progressait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,502% contre 2,538% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,313% contre 3,348% la veille.

ppa/sl/rap

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