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Vancouver:accommodements pour les élèves transgenres dans les écoles catholiques

17/07/2014 03:49 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

VANCOUVER - Les écoles catholiques de Vancouver ont adopté une politique qui pourrait permettre à leurs étudiants transgenres d'utiliser les pronoms personnels, les uniformes et les toilettes qui correspondent à l'identité sexuelle qu'ils s'attribuent.

Cette décision a été prise dans la foulée du dépôt d'une plainte concernant les droits de la personne auprès du diocèse.

L'avocate de la jeune fille transgenre âgée de 11 ans qui est derrière cette plainte soutient que le conseil des écoles catholiques indépendantes du diocèse de Vancouver devient ainsi le premier de Colombie-Britannique à mettre en place une telle politique.

Les médecins de Tracey Wilson ont déterminé que l'enfant présentait une dysphorie sexuelle, mais l'école qu'elle fréquentait soutenait qu'elle ne pouvait accéder à sa requête d'être traitée comme une fille.

La famille Wilson a finalement décidé de déménager, et les enfants ont intégré le réseau des écoles publiques de la province. Une plainte a néanmoins été déposée contre le conseil des écoles catholiques indépendantes du diocèse de Vancouver, et celui-ci a réglé le dossier en adoptant cette nouvelle politique.

Selon l'avocate barbara findlay, il s'agit «certainement d'un précédent nord-américain», voire mondial.

«C'est important non seulement pour les enfants de Vancouver qui fréquentent les écoles catholiques, mais en plus, cela deviendra une référence pour les écoles catholiques dans d'autres diocèses», a fait valoir Me findlay, qui écrit son nom sans lettres majuscules.

Le document rendu public mercredi par le diocèse souligne que les besoins des étudiants doivent être évalués au cas par cas.

Le conseil scolaire précise que les familles pourront désormais demander des accommodements, lesquels seront évalués par une équipe multidisciplinaire composée de médecins, d'enseignants et de prêtres, qui auront ensuite la responsabilité d'élaborer un plan personnalisé pour chaque élève.

Le plan en question pourrait, par exemple, préciser le nom et le pronom à employer pour s'adresser à l'élève, l'uniforme que l'enfant est autorisé à porter, et la salle de bains qu'il peut fréquenter.

Au lieu d'employer le terme «transgenre», le conseil scolaire privilégie l'expression «dysphorie sexuelle», un état défini dans la plus récente version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) comme étant une différence marquée entre le genre que l'individu exprime et ressent, et celui que les autres lui attribuent.

Le document note que selon l'enseignement catholique, une personne ne peut changer son identité sexuelle, et souligne par ailleurs que les établissements ne peuvent soutenir ou accommoder un élève qui souhaite changer de genre. On respectera cependant l'«expression» de cette différence.

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