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Un coucours de prières bouddhistes façon rap et hip hop pour séduire les jeunes Coréens

17/07/2014 07:17 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

La principale organisation bouddhiste de Corée du Sud a organisé jeudi un concours de prières, auquel ont participé des nonnes qui rappent et des moines qui chantent, afin de séduire la jeune génération.

Plus de 300 moines et nonnes se pressaient dans un temple de Séoul pour prendre part à la compétition. Les participants, de jeunes moines pour la plupart, ont chanté des invocations, tirées des écritures bouddhistes, ou des prières "freestyle" de leur composition.

Beaucoup de mélopées traditionnelles mais des candidats ont opté pour une prestation plus originale.

Trois nonnes ont adapté en rap des paroles tirées du "Sutra du coeur", un des textes bouddhistes les plus connus, les entremêlant avec des paroles de leur cru.

"Formidable sagesse, parfaite sagesse... Les enseignements du Bouddha vous montrent le chemin!", chantait à plein poumon Hye-Kang, vêtue d'une soutane grise, sous les acclamations des spectateurs --religieux et laïcs.

"Nous sommes ici pour gagner!!", hurlaient les moines du temple auquel appartient le trio, oubliant un instant les principes bouddhistes d'humilité et de renoncement aux choses matérielles.

Cela fait un mois que les trois jeunes nonnes s'entraînent, a expliqué la chanteuse.

Une autre participante, Go-Woo, a elle passé à la moulinette hip-hop des prières bouddhistes. "Tu n'es plus seul. Abattons les murs et partageons les enseignements de la sagesse", a-t-elle chanté.

Le bouddhisme, autrefois religion dominante en Corée, est dépassée désormais par le christianisme, évangélique le plus souvent.

Pour le Vénérable Yin-Mook, l'un des plus hauts responsables de l'ordre bouddhiste Jogye et un des juges de la compétition, les écritures doivent être rendues plus accessibles à la jeune génération.

"Beaucoup de prières bouddhistes sont écrites avec des termes anciens que beaucoup de gens ont du mal à comprendre, c'est pourquoi nous avons demandé aux participants d'écrire des prières en langage simple et aisé à appréhender", a expliqué le moine.

"Nous voulons montrer aux gens, et surtout aux jeunes et aux enfants, que Yumbul (les prières bouddhistes) sont plus intéressantes et plus faciles à réciter que ce qu'ils pensent".

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