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Rappels chez GM: des élus américains s'en prennent au directeur juridique

17/07/2014 01:58 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Des élus américains s'en sont pris jeudi au directeur juridique de General Motors (GM) lors de l'audition de hauts dirigeants du constructeur automobile, notamment sa patronne Mary Barra, sur l'affaire des rappels tardifs de véhicules associés à 13 morts.

Après avoir salué les efforts de Mme Barra, qui a promis de changer la culture interne ayant entraîné des dysfonctionnements dans ce dossier, la sénatrice démocrate Claire McCaskill s'est montrée virulente à l'égard du directeur juridique, Michael Millikin.

Elle a estimé qu'il aurait dû être licencié par le groupe automobile, après qu'une enquête, commandée par l'entreprise, a conclu que le département juridique avait été lent à dévoiler les détails d'accords à l'amiable conclus avec certaines familles de victimes.

"Comment se fait-il que Michael Millikin ait gardé son poste après ce rapport?" s'est-elle étonnée.

Mme Barra, dont la gestion de cette crise est saluée par les marchés, a pris la défense de M. Millikin, assurant que c'était un homme d'une "grande intégrité".

Pour cette seconde audition devant les sénateurs, Mme Barra était accompagnée de quelques responsables du groupe automobile, dont M. Millikin.

Elle a répété que le numéro un américain de l'automobile ferait "tout pour que ça ne se reproduise plus".

Les élus ont aussi entendu l'avocat de renom Kenneth Feinberg, qui supervise le fonds d'indemnisation des victimes.

M. Feinberg a réaffirmé pour sa part que tous les plaignants seraient dédommagés s'ils répondaient aux critères retenus, refusant ainsi de faire la distinction entre les accidents survenus avant et après la faillite de GM.

Le groupe automobile va offrir au minimum 1 million de dollars pour chaque mort, selon le plan d'indemnisation, et va commencer à accepter les demandes à partir du 1er août. Les premiers dédommagements interviendront au moins 90 jours plus tard.

GM a rappelé en février 2,6 millions de véhicules, dix ans après la détection d'un défaut dans le commutateur d'allumage empêchant les airbags de se déployer. La plupart des voitures concernées ne sont plus vendues.

Ce problème est associé à 54 accidents et à au moins 13 décès, selon un décompte du constructeur, qui a licencié 15 personnes dans cette affaire, en majorité des ingénieurs et des juristes, et engagé des procédures disciplinaires contre cinq autres.

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