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Ottawa finance une mission pour étudier un astéroïde

17/07/2014 01:18 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le gouvernement canadien consacre 8,84 millions $ pour la construction d'un scanneur qui sera envoyé dans l'espace afin d'étudier l'astéroïde Bennu et d'en ramener un échantillon sur Terre.

L'astéroïde Bennu attire l'attention des scientifiques non seulement en raison de sa composition considérée singulière, mais également en raison d'un risque de collision avec la Terre évalué à un sur 2700, dans environ 200 ans.

À titre de contribution pour cette mission chapeautée par les États-Unis, le Canada produira l'altimètre laser OSIRIS-REx, «un système de cartographie laser ultraperfectionné». L'altimètre sera intégré à un engin spatial qui sera lancé en septembre 2016, a indiqué jeudi le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, en présentant les grandes lignes de ce projet lors d'un événement à Toronto.

«C'est vraiment révolutionnaire pour l'exploration spatiale», a résumé M. Clement. «Cela signifie que nous aurons une meilleure compréhension des origines du système solaire, en plus de nous aider à comprendre bien d'autres choses, incluant notre environnement et la composition minérale des corps étrangers à la Terre, alors c'est d'une grande importance pour l'histoire scientifique.»

L'Agence spatiale canadienne et la société technologique MacDonald, Dettwiler and Associates planchent depuis 2008 sur l'altimètre, qui servira à créer des cartes 3D de Bennu. L'annonce de financement confirmée par le gouvernement canadien s'inscrit dans un montage financier d'environ 61 millions $ pour l'ensemble du projet sur une période de 15 ans.

L'engin spatial devrait atteindre Bennu vers la fin de 2018. Une fois posé sur l'astéroïde, il passera huit mois à étudier sa géologie pour aider l'équipe de mission sur Terre à choisir le lieu où l'engin spatial prélèvera son échantillon. Il s'approchera ensuite de la surface du corps spatial et à l'aide d'un bras robotisé, sans se poser, il recueillera environ 60 grammes de matériau de surface.

Le retour sur Terre de l'échantillon que l'on espère prélever est prévu pour 2023. Les scientifiques canadiens auront droit alors à quatre pour cent de l'échantillon ramenée.

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