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Trois firmes d'ingénierie ont renoncé à l'achat de loges dans le nouvel amphithéâtre de Québec

17/07/2014 11:16 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT
Courtoisie

Les révélations faites à la commission Charbonneau font la vie dure aux loges d'entreprise. À Québec, trois firmes d'ingénierie ont renoncé récemment à l'achat d'une loge dans le nouvel amphithéâtre.

Selon Le Soleil, Roche, BPR et WSP, anciennement Genivar, avaient payé 25 000 $ chacune pour réserver leur loge d'entreprise. Or, la mauvaise publicité entourant la manière dont ces firmes gâtent leurs clients les a incitées à revoir leur façon de faire.

Le groupe J'ai ma Place a accepté de rembourser les firmes d'ingénierie qui destinaient ces loges à leur clientèle. Le nouveau président de l'organisation, l'avocat Luc Paradis, ne s'inquiète pas de ces désistements.

« Ça touche surtout les firmes qui travaillent avec les autorités gouvernementales. Ça ne touche aucunement les entreprises privées qui ont à sortir leurs clients. Tous ceux qui travaillent avec la fonction publique, c'est là que c'est plus délicat », dit-il.

La porte-parole de Roche, Marie-Christine Saint-Pierre, a confirmé à Radio-Canada par courriel que « cette décision était basée sur le nouveau plan d'affaires » de la firme.

Luc Paradis se questionne sur le climat devenu difficile pour le milieu des affaires au Québec. 

« Aujourd'hui, tout le monde est coupable de tout. Dès que quelqu'un pose un geste pour le moins douteux, c'est des accusations, des allégations. Je pense qu'il va falloir revenir à un climat plus serein dans l'économie du Québec parce que là, on est en train de s'autodétruire. »

L'amphithéâtre de Québec comptera 80 loges, dont 66 sont réservées à l'heure actuelle.

Départ de Mario Bédard

Mario Bédard s'est retiré de la présidence de J'ai ma place en raison d'une plainte portée par un ancien conseiller municipal à l'Ordre des comptables agréés.

Le fondateur du groupe n'a pas enfreint son code de déontologie, mais l'Ordre lui a fait une mise en garde en raison des liens entre la firme Mallette, pour laquelle il travaille, le groupe J'ai ma place et la Ville de Québec.

Mario Bédard a préféré céder sa place pour éviter toute apparence de conflit d'intérêts. « C'est plate de vouloir s'impliquer dans notre communauté et qu'il y a des gens qui voient toujours le côté négatif », dit-il.

Mario Bédard rappelle qu'il occupait ces fonctions à titre de bénévole. L'avocat Luc Paradis le remplace à la présidence de J'ai ma place.

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