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Un avion Boeing 777 de Malaysia Airlines s'écrase en Ukraine avec 298 personnes à bord (VIDÉOS/PHOTOS/TWITTER)

Publication: Mis à jour:

Un avion de ligne malaisien parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, abattu par un missile selon des responsables américains, s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses, faisant près de 300 morts, dont plus de la moitié de Néerlandais.

Les experts des services de renseignement américains croient que l'appareil a été touché par un missile sol-air, mais ils sont encore en train d'étudier leurs données pour savoir si l'engin a été tiré par les séparatistes prorusses, a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat.

Les autorités de Kiev et les rebelles se sont immédiatement mutuellement accusés d'être à l'origine d'un tir supposé avoir causé la catastrophe, sans qu'aucun élément matériel ne permette d'étayer solidement une de ces thèses opposées.

Cependant, des messages affichés - et parfois rapidement enlevés - sur des sites internet rebelles et des conversations interceptées par les services de sécurité ukrainiens laissaient penser que l'appareil a pu être abattu par erreur par les rebelles, qui l'ont pris pour un avion militaire ukrainien.

Si jamais cette hypothèse - à traiter avec prudence, dans le contexte d'une virulente guerre de propagande et de désinformation - se confirmait, la position des séparatistes et de Vladimir Poutine qui les appuie, se trouverait considérablement affaiblie face à la communauté internationale.

Mais, pour le président russe, c'est l'Ukraine qui "porte la responsabilité de cette terrible tragédie".

Aucun signe d'éventuels survivants n'était visible jeudi soir sur le site de la chute de l'avion, ont constaté des journalistes de l'AFP arrivés sur place, qui ont vu un grand nombre de corps éparpillés dans la zone d'impact,

L'absence de survivants a été confirmée par plusieurs témoins.

(Le texte se poursuite sous la galerie photo)

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Écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines en Ukraine
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Des morceaux du fuselage déchiqueté, dont la queue de l'appareil avec le logo de la compagnie malaisienne, ainsi que des bagages, parsemaient une vaste zone au village de Grabove, près de la ville de Chakhtarsk, dans la région de Donetsk. Des soldats des forces rebelles et des pompiers étaient arrivés sur place.





Boîtes noires

Les autorités rebelles ont annoncé que les corps des victimes seraient transportés à Donetsk et qu'elles comptaient envoyer les boîtes noires de l'avion pour expertise à Moscou. Mais ces enregistreurs de vol n'étaient pas encore retrouvés jeudi soir, a indiqué un chef rebelle à l'AFP.

Selon un responsable des services de contrôle aérien ukrainien, l'équipage du Boeing 777 qui transportait 298 personnes - dont 154 Néerlandais, 27 Australiens, 23 Malaisiens, 11 Indonésiens, six Britanniques, quatre Allemands, quatre Belges, trois Philippins et un Canadien -, n'avait signalé aucun problème en survolant l'Ukraine.

L'appareil a disparu des écrans des radars vers 16H20 heure locale (13H20 GMT), à 10.000 mètres d'altitude, puis s'est écrasé près du village de Grabove, a indiqué l'administration régionale.

Le président ukrainien Petro Porochenko a jugé qu'il s'agissait d'un "acte terroriste".

"Nous n'excluons pas que cet avion (malaisien) ait pu être abattu et nous soulignons que les forces armées ukrainiennes n'ont pas effectué de tirs susceptibles d'atteindre des cibles dans les airs", a-t-il dit.

Des vidéos diffusées sur YouTube montreraient l'écrasement et l'explosion, leur authenticité n'est toutefois pas confirmée.






Accusations croisées

Un conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, a formulé des accusations bien plus précises, affirmant que l'avion de ligne avait été abattu par un missile Bouk, "gracieusement offert aux terroristes (les rebelles prorusses) par (le président russe Vladimir) Poutine".

Le missile russe sol-air Bouk a une portée de 42 km et peut atteindre l'altitude de 25 km. Un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, a affirmé jeudi, quelques heures avant la chute de l'avion malaisien, que de tels missiles avaient été fournis aux séparatistes.

Le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" autoproclamée, Alexandre Borodaï, a aussitôt affirmé sur la Première chaîne de télévision russe que l'appareil avait été abattu par les forces aériennes ukrainiennes et qu'il s'agissait d'une "provocation délibérée". Présent sur les lieux de la catastrophe, il s'est dit prêt à observer un cessez-le-feu de deux ou trois jours pour permettre l'évacuation des corps et le travail d'experts internationaux.

"Nous savons que nous serons la cible d'accusations pour dire que nous avons abattu cet avion", a-t-il dit. "Ce sont des mensonges, même si nous l'avions voulu, mais nous n'avons pas cette motivation, nous n'avons pas les armes antiaériennes pour abattre un avion a 10.000 mètres, nos défenses antiaériennes ont une portée de 2.500, 3.000 mètres".

Un commandant séparatiste a indiqué sur sa page Facebook que les insurgés prorusses avaient abattu un avion de transport militaire ukrainien An-26 à peu près à l'heure et dans la zone de la chute de l'avion de ligne malaisien.

Igor Strelkov (Guirkine), "ministre de la Défense" de la "République populaire de Donetsk", a diffusé sur son site une vidéo montrant une épaisse fumée noire s'élevant de l'endroit d'impact de l'appareil abattu. Cette vidéo offre une grande ressemblance avec des images présentées sur YouTube comme étant celles de la chute de l'avion de ligne malaisien.

"On vient d'abattre un An-26 près de Snijné", a-t-il écrit à 13H37 GMT.

Snijné est une localité proche de l'endroit où l'avion malaisien s'est écrasé..

La communauté internationale a réclamé jeudi que la lumière soit faite sur le drame, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appelant à une "enquête internationale complète et transparente" et Londres à placer cette dernière sous l'égide des Nations unies.

L'Organisation mondiale de l'aviation civile (OACI) a à cet égard proposé son aide et des enquêteurs malaisiens étaient en route pour l'Ukraine, qui va mettre en place un couloir humanitaire pour accéder au lieu de la catastrophe.

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait par ailleurs avoir vendredi après-midi une réunion d'urgence publique sur cette affaire, à la demande du Royaume-Uni.

Vladimir Poutine a de son côté parlé au téléphone avec son homologue américain Barack Obama, qui a lui-même appelé M. Porochenko.

Dans le même temps, les autorités ukrainiennes ont fermé toutes les routes aériennes traversant l'est de l'Ukraine, a annoncé Eurocontrol, et elles "resteront fermées jusqu'à nouvel ordre", tandis que le gouvernement malaisien a souligné que l'avion traversait un espace "non soumis à des restrictions".

La télévision russe a présenté des images:

Des photos supposées représenter des débris du vol MH17 sur Twitter:

Les compagnies aériennes évitent maintenant les vols sur le territoire ukrainien.

Malaysia a rapidement confirmé la tragédie sur son compte Twitter:

Le tracé de l'avion:

malaysia airlines

Le lieu de l'écrasement:

LIRE AUSSI:

» Poutine et Obama ont abordé au téléphone le crash de l'avion malaisien

» Wall Street part dans le rouge après le crash de l'avion malaisien en Ukraine

Il s'agit d'une deuxième tragédie à toucher Malaysia Airlines, après la disparition du vol MH370 le 8 mars dernier.



Le Conseil de sécurité a adopté lundi une résolution réclamant des séparatistes prorusses qu'ils permettent un accès libre et sécurisé au site du crash du vol MH17, protègent "l'intégrité" du site et cessent les hostilités dans cette zone. Le texte, mis au point par l'Australie et coparrainé par 23 pays dont la France, a été adopté à l'unanimité, y compris donc par la Russie.

Il "condamne dans les termes les plus forts possibles" l'attaque qui a abattu l'avion dans l'est de l'Ukraine et réclame que les responsables rendent des comptes. Il demande "à tous les pays et protagonistes dans la région", dont la Russie, de collaborer pleinement à "une enquête internationale complète, minutieuse et indépendante". Il "exige que cesse immédiatement toute activité militaire, y compris de la part des groupes armés (séparatistes), dans les environs immédiats" du site du crash pour faciliter cette enquête.

Le vote a eu lieu en présence du ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans et de ses homologues australien et luxembourgeois Julie Bishop et Jean Asselborn. Les Pays-Bas ont perdu 193 ressortissants et l'Australie 27 dans cette catastrophe qui a fait au total 298 morts.

Cette résolution n'est cependant assortie d'aucune sanction ou menace de sanction contre les récalcitrants. Le texte original mis au point par l'Australie a été remanié deux fois pour tenir compte des préoccupations de la Russie, qui veut notamment s'assurer que l'Ukraine ait le moins de rôle à jouer dans l'enquête et privilégie l'Organisation internationale de l'aviation civile. Le terme anglais utilisé initialement pour le crash, qui suggérait "le tir" ("shooting") d'un missile, a aussi été remplacé par une formule plus vague.

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Le train transportant des dépouilles de victimes devrait mettre entre 10 et 12 heures pour atteindre la ville ukrainienne de Kharkiv après avoir traversé les zones contrôlées par les séparatistes prorusses, a indiqué lundi soir le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Le train réfrigéré a quitté Torez, contrôlée par les séparatistes prorusses, vers 16H00 GMT. "Le président ukrainien Porochenko m'a dit : cela peut durer jusqu'à 10 ou 12 heures avant que le train n'arrive à Kharkiv".

Mark Rutte a indiqué qu'environ 200 corps se trouvaient dans le train ayant quitté Torez. "La manière dont on s'est occupé des corps semble être meilleure que ce qu'on craignait", a poursuivi Mark Rutte.

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Le train réfrigéré transportant plus de 280 corps des victimes du crash du vol MH17 a quitté lundi soir la gare de Torez, en zone rebelle, a rapporté à l'AFP un témoin sur place.

Le train doit gagner Kharkiv, une grande ville contrôlée par les forces loyalistes, où les corps seront examinés et identifiés avant d'être remis aux familles.

Son départ avait été retardé par les rebelles prorusses qui demandaient qu'il soit convoyé par des experts internationaux et non par les autorités ukrainiennes. Selon un chef rebelle, 282 corps sur 298 passagers de l'avion malaisien ont été retrouvés.

vol mh17

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Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé lundi son homologue russe Vladimir Poutine à faire pression sur les rebelles dans l'est de l'Ukraine pour qu'ils permettent le bon déroulement de l'enquête sur le crash de l'avion malaisien.

"Le président Poutine dit qu'il est favorable à une véritable enquête mais ces mots doivent être suivis d'actes: il appartient à la Russie d'insister pour que les séparatistes (...) assurent aux enquêteurs un accès immédiat et complet au site du crash", a déclaré Barack Obama, en dénonçant le chaos qui règne sur place, véritable "insulte" faite aux familles des victimes.

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Le Canada va prendre de nouvelles sanctions contre des intérêts russes en coordination avec les Etats-Unis et les pays européens à la suite du crash de l'avion malaisien, a indiqué lundi le Premier ministre Stephen Harper. "Le geste criminel révoltant d'abattre un avion de ligne civil la semaine dernière découle des actes d'agression militaire perpétrés par la Russie et par l'occupation illégale de l'Ukraine", a affirmé le chef du gouvernement canadien.

En conséquence, "le gouvernement du Canada imposera de nouvelles sanctions contre une vaste gamme d'entités liées à divers secteurs russes", a ajouté Stephen Harper dans un communiqué. Ces sanctions seront prises en "coordination avec nos partenaires et alliés internationaux les plus proches", a-t-il précisé.

Depuis le déclenchement du conflit en Ukraine et le rattachement en mars de la Crimée à la Russie après un référendum jugé "illégal" par Kiev et les Occidentaux, le Canada a pris des sanctions contre 110 ressortissants russes ou ukrainiens prorusses. Le détail des sanctions devait être donné lundi après la consultation du Canada avec ses "partenaires de la communauté internationale". Le Canada a réclamé que "les nouvelles mesures soient mises en oeuvre rapidement" afin d'avoir un "maximum d'impact".

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Un avion de chasse ukrainien SU-25 se trouvait à une distance de 3 à 5 km du Boeing malaisien peu avant le crash de l'avion, a affirmé lundi le général Andreï Kartapolov de l'Etat-major des forces russes.

"On a observé la montée d'un avion ukrainien SU-25 en direction du Boeing malaisien qui se trouvait alors à une distance de 3 à 5 km. Le Su-25 peut atteindre une altitude de 10.000 mètres. Il dispose de missiles air-air qui peuvent tirer jusqu'à 12 km et garantissent la destruction d'un objectif jusqu'à 5 km", a déclaré le général au cours d'une conférence de presse au ministère russe de la Défense.

"Nous nous posons la question : dans quel but un avion de chasse faisait-il un vol à cette altitude et en même temps qu'un avion civil ?", a-t-il poursuivi. Le général a avancé d'autres éléments susceptibles d'accuser les forces ukrainiennes d'avoir abattu le Boeing malaisien qui transportait 298 personnes.

"Après Donetsk, l'avion malaisien a changé de cap, et s'est écarté de son corridor vers la gauche jusqu'à 14 km. Il a ensuite tenté de revenir dans ce corridor, mais n'a pas réussi à accomplir cette manoeuvre jusqu'au bout. A 17H20, on a observé une baisse sensible de sa vitesse et à 17H23, il a disparu des écrans radar des contrôleurs russes. Question : pourquoi est-il sorti de son corridor, est-ce une erreur de pilotage ou un ordre donné par les aiguilleurs du ciel ukrainiens", a ajouté le général Kartapolov.

Le général a par ailleurs affirmé que des missiles sol-air des forces ukrainiennes, capables d'abattre une cible à 35 km de distance, étaient positionnées non loin de Donetsk le jour de la catastrophe. "Pourquoi ces forces ukrainiennes se trouvaient-elles à cet endroit et contre qui étaient dirigées ces armes antiaériennes alors que tout le monde sait que les combattants (séparatistes) n'ont pas d'aviation", a-t-il poursuivi.

Le général a par ailleurs démenti que la Russie ait fourni aux insurgés prorusses des systèmes de missiles Bouk, soupçonnés d'être à l'origine de l'accident du vol MH17, comme l'en accusent Kiev et Washington. "La Russie n'a pas fourni aux insurgés de systèmes de missiles Bouk ou d'autres types d'armement et de matériel militaire", a assuré le général Andreï Kartapolov.

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Au total 282 corps de victimes du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines ont été récupérés, mais le train où il sont entreposés ne partira qu'accompagné d'experts internationaux, a déclaré lundi un chef des séparatistes pro-russes qui contrôlent la zone de la catastrophe.

"Il y a 282 corps dans les wagons. Malheureusement 16 victimes n'ont pas encore été retrouvées", a déclaré Alexandre Borodaï, le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" (DNR), autoproclamée, lors d'une conférence de presse dans ce fief séparatiste.

"Nous enverrons le train sous contrôle international, nous n'avons pas confiance en la partie adverse", a-t-il dit à propos du gouvernement ukrainien, qui a lancé une "opération antiterroriste" contre les forces séparatistes dans l'Est du pays.

"Si ce train doit quitter notre territoire ce sera seulement après que nous l'aurons transféré sous la responsabilité d'experts internationaux". A la question de savoir si ces experts devraient accompagner le convoi tout au long de son trajet il a répondu "absolument".

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Le parquet néerlandais a ouvert une enquête préliminaire en vue d'éventuelles poursuites pour le crash de l'avion malaisien. "Un représentant du parquet, Thijs Berger, est actuellement à Kiev", a déclaré à l'AFP Wim de Bruin, porte-parole du parquet national néerlandais.

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Le président ukrainien Petro Porochenko a demandé à ses forces d'interrompre leurs opérations autour du site du crash du vol MH17, a rapporté l'agence Interfax-Ukraine.

"J'ai donné l'ordre: dans un rayon de 40 km du lieu de la tragédie les militaires ukrainiens doivent incessamment interrompre leurs opérations et s'abstenir d'ouvrir le feu", a dit Petro Porochenko en rendant visite lundi à l'ambassadeur de Malaisie à Kiev.

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Le roi des Pays-Bas Willem-Alexander et son épouse Maxima doivent rencontrer lundi les proches des victimes néerlandaises du crash du vol MH17, a annoncé le service de presse du gouvernement.

Le roi et la reine rencontreront les familles vers 14h dans un lieu proche de la ville d'Utrecht avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

La famille royale a quant à elle refusé d'indiquer ce qu'elle a fait ce jour-là alors que des critiques ont été émises contre le silence du roi depuis l'annonce de la catastrophe, jeudi soir. Ce dernier avait réagi par voie de communiqué jeudi soir mais ne s'est pas encore adressé à la nation. Le roi et la reine ont signé vendredi un registre de condoléance à la mémoire des victimes.

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La presse russe pro-Kremlin a estimé lundi que la vérité sur le crash ne serait jamais mise au jour, accusant les Occidentaux de rejeter la faute sur la Russie.

"La presse occidentale sait déjà qui est responsable pour le crash de l'avion de ligne. Manifestement, c'est la Russie", écrit le journal populaire Komsomolskaïa Pravda, accusant les Occidentaux de tirer des conclusions hâtives avant même le début de l'enquête.

"Les coupables ont été nommés", titre de son côté le quotidien à grande diffusion Moskovski Komsomolets, rappelant que les États-Unis ont déjà menti pour accuser Saddam Hussein de détenir des armes de destruction massive. "Il est difficile de dire s'il sera possible de distinguer la vérité du mensonge dans ce merveilleux nouveau monde de l'information", ajoute le journal.

Le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta met en cause pour sa part les autorités de Kiev, les accusant de refuser la coopération avec Moscou.

"Kiev n'est pas pressé de répondre aux '10 questions' à propos du Boeing", écrit-il en référence à une série de questions diffusées par le ministère russe de la Défense à l'intention des autorités ukrainiennes dans le but d'aider à faire la lumière sur la tragédie.

"La catastrophe n'est pas seulement dans le ciel, mais aussi dans les relations entre la Russie et l'Ouest", estime également Nezavissimaïa Gazeta.

"La carcasse du Boeing est en train de retomber sur la Russie", abonde le quotidien Kommersant, jugeant que le résultat de l'enquête déterminera l'avenir des relations entre Moscou et l'Ouest.

"La Russie devrait commencer à reconstruire la confiance dans ses liens avec l'Europe", écrit pour sa part le quotidien des affaires Vedomosti. "Beaucoup de ce qui est arrivé est irréversible, mais des initiatives ciblées et cohérentes peuvent toujours mener à une compréhension mutuelle", ajoute-t-il.

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Une équipe d'enquêteurs néerlandais a examiné lundi les corps des victimes du crash déposés à bord d'un train à Torez en Ukraine, près du site de la catastrophe, en zone rebelle, a constaté une journaliste de l'AFP.

Un masque sur le visage, accompagnés par des représentants de l'OSCE, les enquêteurs ont ouvert les cinq wagons qui étaient censés être réfrigérés, mais apparemment ne l'étaient pas, une très forte odeur de corps en décomposition faisant vaciller certaines personnes, y compris parmi l'escorte des rebelles.

"Le stockage des corps est de bonne qualité", a cependant brièvement déclaré Peter Van Vilet, expert médico-légal hollandais, responsable de la mission dans l'Est, au milieu de 50 hommes en armes devant la gare de Torez. La délégation a ensuite annoncé qu'elle se rendait sur les lieux du crash.

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L'Ukraine est prête à confier la coordination de l'enquête internationale sur le crash, "le pays qui a le plus souffert", a déclaré lundi le Premier ministre Arseni Iatseniouk.

"Nous avons trouvé 272 corps, 251 sont déjà dans le train réfrigéré. (...) Nous sommes prêts à envoyer tous les corps à Amsterdam" pour procéder à leur autopsie et à toutes les expertises indépendantes nécessaires, a ajouté Arseni Iatseniouk au cours d'une conférence de presse.

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Les corps de 247 victimes du crash ont été transportés dans un train réfrigéré à Torez, en zone tenue par les séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine, a indiqué lundi un porte-parole rebelle.

Pour l'instant, il n'y a pas besoin d'un deuxième train éventuel, a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Alexandre Borodaï, le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" (DNR), autoproclamée, alors que Kiev a annoncé qu'un deuxième train de quatre wagons réfrigéré était parti pour Torez.

Andreï Pourguine, "Premier ministre adjoint" de la DNR, cité par l'agence russe Interfax, a de son côté déclaré que les dépouilles ne seraient "transférées à Kharkiv (en zone tenue par les forces gouvernementales) qu'une fois que des experts internationaux" seraient venus sur place à Torez les examiner.

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Le Conseil de sécurité devrait adopter ce lundi après-midi une résolution réclamant des séparatistes prorusses un accès libre et sécurisé au site du crash de l'avion malaisien qui s'est écrasé dans l'est de l'Ukraine, selon des diplomates.

Le texte, proposé par l'Australie et co-parrainé notamment par la France, demande "à tous les pays et protagonistes dans la région" -dont la Russie- de collaborer pleinement à "une enquête internationale complète, minutieuse et indépendante". Il "exige que cesse immédiatement toute activité militaire, y compris de la part des groupes armés (séparatistes), dans les environs immédiats" du site du crash pour faciliter cette enquête. Le texte "condamne dans les termes les plus forts possibles" l'attaque qui a abattu l'avion et réclame que les responsables rendent des comptes.

L'Australie a perdu 28 de ces ressortissants dans cette catastrophe qui a fait au total 298 morts, pour la plupart néerlandais.

Le projet de résolution "exige que les groupes armés qui contrôlent le site (...) fournissent un accès total, sans restrictions et sûr" à ce site et à ses environs pour les enquêteurs. Il "invite tous les pays et protagonistes dans la région à collaborer pleinement avec l'enquête internationale" et avec les efforts déployés pour trouver et poursuivre les coupables. Il demande enfin au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "de définir des options pour un soutien de l'ONU à l'enquête".

L'Australie avait demandé à ses 14 partenaires de lui communiquer leurs commentaires sur cette proposition.

Dimanche soir l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a indiqué à la presse que pour Moscou, le texte comportait encore "certaines ambiguïtés" et ne garantissait pas que l'enquête soit véritablement "internationale et impartiale". La Russie a donc proposé de nouveaux amendements que les membres du Conseil examinaient encore tard dimanche soir. "Cela ressemble à une tactique dilatoire typiquement russe", a estimé l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant tandis que son homologue australien Gary Quinlan jugeait son projet de texte "extrêmement raisonnable".

"Il n'y a pas aucune raison pour que tous les membres du Conseil ne puissent pas soutenir cette résolution", a affirmé Quinlan.

Les 15 membres du Conseil, y compris la Russie, avaient réclamé vendredi une enquête internationale sur le crash, dont les Etats-Unis attribuent clairement la responsabilité aux séparatistes et à leurs soutiens russes.

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Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré au président russe Vladimir Poutine qu'il était "totalement inacceptable" que l'avion malaisien a été abattu, probablement par les séparatistes prorusses.

"Les indices suggèrent que les séparatistes prorusses sont responsables et le Premier ministre a clairement fait comprendre que si la Russie voulait faire porter la responsabilité à d'autres, il lui faudrait apporter des preuves crédibles et convaincantes", indique un communiqué publié par Downing Street après l'entretien par téléphone. David Cameron a par ailleurs appelé Vladimir Poutine à user de son influence auprès des séparatistes prorusses pour garantir que les experts puissent accéder au site du crash.

"Le G7 et l'Union européenne ont appelé sans relâche le président Poutine à mettre fin à son aide aux séparatistes et à joindre ses efforts à ceux du reste du monde pour trouver un dénouement pacifique. L'incapacité de la Russie à le faire a contribué à cette abominable tragédie", poursuit le communiqué.

"Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront mardi à Bruxelles pour envisager de nouvelles sanctions contre la Russie devant son inaction. Le monde est à l'affût et le président Poutine doit changer d'orientation et œuvrer en faveur du rétablissement de la stabilité dans l'est de l'Ukraine", souligne Downing Street.

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Après le crash, Kiev comme les rebelles séparatistes ont évoqué la possibilité d'un cessez-le-feu mais finalement sur le terrain il n'en a jamais été question et les combats n'ont jamais cessé.

Samedi, les forces de Kiev ont repris aux rebelles le contrôle de la partie sud-est de la ville de Lougansk. La frontière avec la Russie est le théâtre d'affrontements quotidiens et les alentours de Donetsk ne sont pas épargnés, notamment autour de l'aéroport.

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Un entretien téléphonique entre deux chefs rebelles enregistré par les services de sécurité ukrainiens et prouvant que leurs hommes ont abattu l'avion civil a été authentifié par des experts américains, a annoncé dimanche l'ambassade des Etats-Unis à Kiev.

"Les données audio fournies à la presse par le service de sécurité ukrainien ont été examinées par des analystes de la communauté du renseignement qui ont confirmé qu'il s'agissait de conversations authentiques entre des leaders séparatistes connus, en se fondant sur la comparaison entre les enregistrements audio avec des enregistrements de séparatistes connus", a indiqué l'ambassade dans un communiqué.

Selon ce communiqué, la thèse principale, "fondée sur plusieurs éléments", est que "le vol MH17 a été probablement abattu par un missile sol-air SA-11 (Bouk) tiré depuis le territoire contrôlée par les séparatistes dans l'est de l'Ukraine". Les services de sécurité ukrainiens (SBU) avaient publié jeudi soir l'interception de ce qu'ils ont présenté comme une conversation entre deux chefs rebelles après l'examen du lieu du crash.


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Un avion de la compagnie indienne Air India qui volait à moins de 25 km de l'avion malaisien avait tenté d'établir un contact avec les pilotes, a rapporté dimanche le journal Times of India. Selon le journal indien, les contrôleurs aériens ukrainiens ont demandé aux pilotes de l'avion d'Air India de tenter d'établir un contact avec l'avion de la Malaysia Airlines, qui ne répondait plus à leurs appels.

L'avion d'Air India, qui assurait un vol de Delhi à Birmingham, n'a pas reçu de réponse. "Lorsque les pilotes ont appris plus tard la cause de la chute" de l'avion, ils ont été "pétrifiés", a souligné cette source.

Toujours selon le journal, quelques minutes avant le crash, les pilotes d'Air India ont entendu les contrôleurs aériens qui donnaient à l'avion malaisien "une route directe". Cette "route directe" permet à un avion de voler en empruntant une ligne droite plutôt que d'un point de navigation à un autre, et de gagner ainsi du temps et d'économiser le carburant.

Air India s'est refusé à commenter cet article. Le ministère indien de l'Aviation civile avait démenti la présence d'un avion d'Air India à proximité de l'avion malaisien, qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur avec 298 personnes à bord au moment où il s'est écrasé.

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L'Ukraine n'est pas en mesure de garantir la sécurité des experts sur le site du crash de l'avion malaisien contrôlé par les séparatistes prorusses, a déclaré dimanche le vice-Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman.

"Le pouvoir ukrainien ne peut pas garantir la sécurité sur ce territoire. La Russie n'a pour l'instant pas pris la décision d'assurer la sécurité", a déclaré M. Groïsman au cours d'une conférence de presse alors que les Occidentaux exigent un accès "total et libre" d'inspecteurs internationaux au site d'où les rebelles ont enlevé les corps.

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré dimanche qu'il était "clair" que le système de missile utilisé pour abattre l'avion malaisien dans l'est de l'Ukraine venait de Russie.

"Il est assez clair qu'il s'est agi d'un système qui a été transféré de Russie et remis aux mains des séparatistes" prorusses en Ukraine, a déclaré John Kerry dans un entretien à la chaîne de télévision CNN.

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Les rebelles prorusses ont trouvé "certains matériels qui pourraient être les boîtes noires" de l'avion malaisien probablement abattu par un missile jeudi dans l'est de l'Ukraine, a annoncé dimanche un de leurs chefs, Alexandre Borodaï.

Il a affirmé être prêt à les remettre aux experts internationaux chargés d'élucider les causes du crash, expliquant que les rebelles "n'avaient pas de spécialistes pour les analyser"et ne faisaient "pas confiance" aux experts ukrainiens. "Ces éléments sont à Donetsk et entre mes mains", a-t-il précisé.

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François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu dimanche "d'exiger" du président russe Vladimir Poutine "qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens" le "libre et total accès" à la zone du crash du vol MH-17 en Ukraine, selon un communiqué de l'Elysée.

"Si la Russie ne prend pas immédiatement les mesures nécessaires, les conséquences en seront tirées par l'Union Européenne à l'occasion du Conseil Affaires Etrangères qui se tiendra mardi", préviennent-ils. "La Russie doit comprendre que le règlement de la crise ukrainienne est plus que jamais un impératif après cette tragédie qui a outragé le monde entier", ajoute ce communiqué de la présidence française, publié après des entretiens de François Hollande avec Angela Merkel puis David Cameron.

"Ils sont convenus d'exiger aujourd'hui auprès de Vladimir Poutine qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens que les secours et les enquêteurs aient enfin libre et total accès à la zone de la catastrophe du vol MH-17 pour accomplir leur mission", est-il précisé.

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L'OSCE a déclaré que ses observateurs ont été informés que 169 corps enlevés du site du crash de l'avion malaisien avaient été placés à bord d'un train réfrigéré en attendant l'arrivée des experts internationaux.

Cette assurance a été donnée aux inspecteurs de l'OSCE à la gare de Torez, a indiqué leur porte-parole Michael Bociurkiw lors d'un point de presse donné par téléphone depuis le site du crash. Interrogé sur les informations selon lesquelles le train serait parti pour Donetsk, principale place forte des rebelles prorusses, il a déclaré ignorer s'il avait déjà quitté Torez.

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Malaysia Airlines a annoncé dimanche le retrait du code MH17 pour ses vols quotidiens Amsterdam-Kuala Lumpur, après le crash dont a été victime son Boeing 777 dans l'est de l'Ukraine, une mesure qu'elle avait aussi prise pour le vol MH370 il y a quatre mois.

La liaison Amsterdam-Kuala Lumpur s'appellera MH19 à partir du 25 juillet. La compagnie aérienne malaisienne retire le code MH17 "par respect pour notre équipage et les passagers", 298 personnes au total qui ont toutes péri dans le crash.

En mars dernier, Malaysia Airlines avait retiré les noms de code MH370 et MH371 après la disparition d'un avion qui effectuait la liaison Kuala Lumpur-Pékin, avec 239 personnes à bord.

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Plus aucun corps n'est visible sur le site principal du crash de l'avion malaisien sous contrôle des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les rebelles ayant gardé le site semblent l'avoir quitté. Les secouristes locaux sur place se sont refusés à tout commentaire.

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Les séparatistes prorusses vont garantir la sécurité d'inspecteurs internationaux sur le site du crash de l'avion malaisien sous leur contrôle dans l'est de l'Ukraine si Kiev accepte une trêve, a indiqué l'un des dirigeants dans un communiqué.

"Nous garantirons la sécurité d'experts internationaux sur le site si Kiev conclut un accord de cessez-le-feu", a déclaré Andreï Pourguine, "Premier ministre adjoint" de la république séparatiste de Donetsk autoproclamée (DNR). "Nous invitons Kiev à conclure immédiatement un tel accord avec la DNR au moins pour la durée de l'enquête sur le site" de la catastrophe, a-t-il souligné.

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Malaysia Airlines remboursera sans frais les clients souhaitant annuler un billet, après le crash du MH17 dans l'est de l'Ukraine, survenu quatre mois après la disparition d'un autre de ses appareils, dans l'océan Indien.

Les passagers peuvent échanger ou annuler, jusqu'à jeudi, leur billet réservé pour un vol d'ici au 31 décembre, a annoncé la compagnie aérienne malaisienne. "Au regard de l'affaire du MH17, Malaysia Airlines ne retiendra aucun frais pour les passagers souhaitant changer de destination", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Les passagers qui souhaitent retarder ou annuler leur billet seront remboursés, y compris ceux qui avaient acheté des billets non remboursables".

La compagnie avait indiqué en mai que la disparition du MH370 avait eu un "effet dramatique" sur les résultats du premier trimestre. De multiples annulations avaient aggravé les pertes de cette compagnie nationale publique, déficitaire depuis plusieurs années. Sur le seul premier trimestre de 2014, les pertes totalisaient 443 millions de ringgits (137 millions USD), 5e trimestre consécutif dans le rouge. Ses pertes totales au cours des trois dernières années s'élèvent à 1,3 milliard de dollars US.

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