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Démantèlement d'un réseau de vols de véhicules de luxe exportés vers l'Afrique

17/07/2014 10:53 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il aura fallu un an d'enquête, mais les policiers ont fini par démanteler un réseau de vols de véhicules de luxe au Québec et en Ontario et dont le butin était destiné vers l'Afrique par conteneurs via le Port de Montréal.

Quatre personnes ont été arrêtées alors que deux autres étaient activement recherchées dans le cadre d'une vaste opération policière amorcée vers 6h00 jeudi matin.

L'opération impliquait notamment des enquêteurs de l'Équipe nationale des enquêtes portuaires (ENEP) de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Les policiers ont intercepté neuf conteneurs au Port de Montréal en cours d'enquête dans lesquels se trouvaient une quarantaine de voitures volées, dont la valeur s'élevait à environ un million de dollars. Il s'agissait de véhicules de luxe de marque Toyota, Lexus et Acura de même qu'un bateau volé.

Une dizaine de mandats de perquisitions ont été obtenus et utilisés depuis le début de l'enquête.

Les personnes épinglées jeudi s'exposent à une kyrielle de chefs d'accusations, d'autant plus que l'enquête policière a mis au jour les activités d'un réseau criminel sophistiqué.

L'enquête allègue que le réseau volait des véhicules de particuliers dans les régions de Québec, Lévis et Montréal, ainsi qu'en Ontario avant de trafiquer le numéro d'identification du véhicule (NIV) des voitures.

Cette procédure illégale servait à donner une apparence de légitimité aux véhicules volés et à déjouer les autorités avant d'exporter ces véhicules outre-mer.

De plus, les suspects auraient usurpé l'identité de compagnies d'import/export existantes et utilisé de faux documents pour mener leurs activités sous une apparence légale.

Les quatre individus arrêtés devaient comparaître jeudi après-midi au palais de justice de Montréal.

Selon leur implication respective, ils s'exposent à des accusations de complot, de trafic et possession de biens criminellement obtenus, de vol d'identité, de vol de véhicule à moteur, de possession d'outils de cambriolage, ainsi que de production et usage de faux documents.

Les véhicules volés prenaient généralement le chemin de l'Angola, de la Guinée et du Burundi.

Cette vaste enquête impliquait également des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), le Service de police de la Ville de Lévis, le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), de même que le Bureau d'assurance du Canada (BAC).

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