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Tour de France - 11e étape: Gallopin pour un deuxième succès français

16/07/2014 11:46 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Deux jours après avoir porté le maillot jaune, Tony Gallopin a remporté la 11e étape du Tour de France, mercredi, à Oyonnax, où il a signé la deuxième victoire française depuis le départ.

Gallopin a attaqué dans le final pour franchir la ligne avec quelques mètres d'avance sur le premier peloton de l'Italien Vincenzo Nibali, toujours porteur du maillot jaune.

A 26 ans, le Francilien a gagné pour la première fois une étape du Tour. Mais il a déjà connu une immense satisfaction en revêtant le maillot jaune au soir de l'étape de Mulhouse.

"Je tiens à remercier ma famille, mon père en particulier et ma fiancée Marion (Rousse). Quand je suis venu m'entraîner aux Rousses, près d'ici, mon père a eu l'idée de venir reconnaître le final", a expliqué le jeune Français.

"J'étais avec les meilleurs à Sheffield (5e de la 2e étape), je tournais autour", a ajouté Gallopin. "Je me suis dit: 'je n'attends pas le sprint, je tente ma chance dans le petit grimpeur (côte) qui n'était pas répertorié (au classement de la montagne)".

Derrière lui, l'Allemand John Degenkolb a réglé le sprint du peloton pour la deuxième place, aux dépens des Italiens Matteo Trentin et Daniele Bennati, en conclusion de cette première journée de grande chaleur depuis le départ.

- Sagan intéressé -

Dans cette étape de transition de 187,5 kilomètres, les attaques ont fusé durant la première demi-heure avant qu'un trio (Elmiger, Delaplace, Lemoine) prenne le large.

L'équipe du maillot vert, le Slovaque Peter Sagan, ne lui a laissé qu'une maximum de 6 min 45 sec d'avance avant d'engager la poursuite. Le champion de Suisse Martin Elmiger, dernier rescapé du trio, a vu revenir les contre-attaquants (Bakelants et Roche, puis Gautier et Herrada) qui s'étaient dégagés à l'entrée des 50 derniers kilomètres à l'occasion des premiers reliefs.

Le peloton, conduit par deux formations intéressées par le final de l'étape (Orica pour Gerrans et Cannondale pour Sagan) dès lors que la plupart des sprinteurs étaient distancés (Kittel, Greipel, Démare, Viviani, Kristoff), a maintenu l'écart à une trentaine de secondes.

Dans l'ultime ascension classée, la côte d'Echallon, où l'un des lieutenants de Nibali (Scarponi) s'est retrouvé à terre après un accrochage avec un autre coureur (Serpa), l'Irlandais Nicolas Roche s'est isolé en tête. Il a voulu marquer la volonté de l'équipe Tinkoff, décapitée par l'abandon de l'Espagnol Alberto Contador, de se relancer dans le Tour.

- L'arrêt de Talansky -

Mais l'Irlandais a été rejoint dans la descente très sinueuse, jusqu'au lac Genin, par l'avant-garde du peloton emmené à grande vitesse par l'Allemand Tony Martin. Puis, Gallopin a trouvé l'ouverture dans un groupe fractionné (Costa à l'arrière).

Le Français a attaqué à 13,5 kilomètres de l'arrivée, dans une petite montée, et a foncé dans la descente très rapide vers Oyonnax. Aux 4 kilomètres, Sagan et deux autres coureurs, l'Australien Michael Rogers et le Polonais Michal Kwiatkowski, sont revenus sur lui.

Gallopin a démarré une deuxième fois, à 2800 mètres de la ligne. Sagan, le plus rapide du petit groupe, a échoué à trouver une collaboration active et a vu s'éloigner ce qui aurait pu être son premier succès dans le Tour 2014.

Dans cette traversée du Jura, les téléspectateurs ont assisté aussi au calvaire d'Andrew Talansky, le vainqueur du dernier Critérium du Dauphiné. Blessé dans sa chair après ses deux chutes de la fin de semaine dernière, le jeune Américain (25 ans) a été lâché à 90 kilomètres de l'arrivée et a navigué loin derrière le peloton, qui a été mené pendant de longues minutes par... ses propres coéquipiers.

Son abandon a même été annoncé quand il a mis pied à terre, à 60 kilomètres d'Oyonnax. Après plusieurs minutes de discussion avec son directeur sportif, Talansky, dos endolori, coude bandé, est remonté sur le vélo pour tenter de rallier l'arrivée.

jm/bvo

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