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Sida: l'ONU brosse un portrait encourageant de la situation

16/07/2014 01:46 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

LONDRES - Le nombre de personnes atteintes par le virus du sida à l'échelle mondiale est demeuré inchangé au cours des dernières années, et les décès reliés à la maladie sont à leur plus bas niveau après avoir atteint un pic il y a environ une décennie, conclut un rapport de l'ONUSIDA.

Selon des responsables de ce programme des Nations unies sur le VIH/sida, il serait possible d'éradiquer l'épidémie, et ce, même si le nombre de nouvelles infections — plus de deux millions l'an dernier — demeure élevé. Environ 35 millions de personnes vivaient avec le VIH/sida l'an dernier, tout comme en 2012, a estimé l'organisation.

L'ONUSIDA espère réduire le nombre de décès et de nouveaux cas de 90 pour cent d'ici 2030. L'agence avait déjà dévoilé son objectif «zéro» — zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida — en présentant sa stratégie 2011-2015, laquelle prévoyait que toute personne infectée aurait accès à un traitement d'ici 2015.

L'an dernier, quelque 12,9 millions de personnes infectées avaient accès aux traitements nécessaires à leur survie, alors qu'environ 22 millions de personnes étaient toujours en attente. Ils ont été 1,5 million à mourir de causes liées au virus au cours de la même période.

Certains experts se demandent s'il est vraiment réaliste de se fixer l'objectif d'éradiquer complètement l'épidémie plutôt que de détailler les façons de la gérer efficacement.

Selon Sophie Harman, spécialiste en santé publique à l'université londonienne Queen Mary, «tout le monde est d'accord avec l'idée de mettre fin à l'épidémie», mais le document de l'organisation «ne dit pas vraiment» comment il sera possible d'y arriver.

«Nous avons fait d'énormes progrès, mais le nombre de personnes qui contractent le virus est toujours incroyablement élevé», a pour sa part commenté Shabbar Jaffar, professeur d'épidémiologie à la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

L'ONUSIDA écrit néanmoins dans son rapport qu'il s'agit «du début de la fin de l'épidémie» et que celle-ci peut être stoppée d'ici 2030.

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