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Réforme de l'éducation des Premières Nations: l'APN réfléchit à ses options

16/07/2014 05:31 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Les chefs qui participent à l'Assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Premières Nations (APN) planchent sur une série de contre-propositions au projet de loi controversé des conservateurs sur la réforme de l'éducation en milieu autochtone.

Aucune des ébauches de résolutions élaborées lors de cette rencontre de trois jours à Halifax ne recommande toutefois l'adoption du projet de loi dans sa forme actuelle, ce qui laisse entrevoir une confrontation avec le gouvernement Harper en matière d'éducation des Premières Nations.

Le cabinet du ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, a indiqué sans détour que le processus législatif demeurait suspendu et qu'aucuns nouveaux crédits ne seraient injectés tant que l'APN n'appuierait pas le projet de loi.

La grande question est maintenant de savoir si les leaders autochtones parviendront à trouver un terrain d'entente avec Ottawa pour tenter de sauver le projet de loi — et mettre la main sur les fonds qui y sont associés —, ou s'ils continueront à le rejeter.

D'une façon ou d'une autre, on ignore si le montant de 1,9 milliard $ rattaché au projet de loi est toujours véritablement sur la table.

Le bureau du ministre Valcourt s'est contenté de répéter des déclarations laconiques faites un peu plus tôt cette année lorsque des questions lui ont adressées concernant l'allocation de cet argent.

«Notre gouvernement est extrêmement déçu que l'APN n'ait pas respecté son entente avec le gouvernement», a écrit dans un courriel la porte-parole du ministre, Andrea Richer. «Comme nous l'avons dit depuis le début, le projet de loi n'ira pas de l'avant sans le soutien de l'APN, et nous avons été clairs à l'effet que nous n'injecterons pas de crédits additionnels dans un système d'éducation qui ne dessert pas le meilleur intérêt des enfants des Premières Nations.»

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