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L'Union européenne et les États-Unis imposent des sanctions contre la Russie

16/07/2014 05:52 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Les États-Unis et l'Union européenne ont imposé de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, mercredi, alors que le président Barack Obama a déclaré que les leaders russes devaient comprendre que l'appui donné aux rebelles en Ukraine avait «des conséquences».

Même si les sanctions américaines et européennes étaient coordonnées, elles signalent des fissures dans l'unité des pays occidentaux dans leurs efforts pour isoler la Russie.

Les pénalités annoncées par la Maison-Blanche ratissent large, visant deux sociétés énergétiques russes majeures, deux puissantes institutions financières, huit marchands d'armes à feu et quatre individus. Pour sa part, l'Union européenne, qui a des liens économiques avec la Russie plus importants que les États-Unis, a été moins sévère, ordonnant à la Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement de suspendre ses ententes avec Moscou.

Les sanctions imposées sont inférieures aux menaces proférées par l'Occident. Si celles-ci s'étaient concrétisées, des secteurs complets de l'économie russe auraient été grandement affectés. Cependant, les dirigeants ont rappelé que ces idées étaient toujours sur la table au cas où la Russie se montrait incapable à mettre fin à la révolte pro-russe dans l'est de l'Ukraine.

M. Obama a déclaré qu'il s'attendait à ce que les leaders russes comprennent que leurs actes en Ukraine avaient «des conséquences», incluant «l'affaiblissement de l'économie russe et plus grand isolement diplomatique» du pays.

Paraissant inébranlable, M. Poutine a dit que les nouvelles sanctions allaient à l'encontre des intérêts nationaux américains puisqu'elles placent les entreprises américaines souhaitant avoir des activités en Russie dans un désavantage concurrentiel.

«Le gouvernement américain nuit aux positions des sociétés énergétiques de son pays. Il a commis une erreur et il insiste maintenant pour en commettre une autre».

Après une réunion qui a duré jusqu'à tard en soirée, les leaders de l'Union européenne ont démontré pour une première fois leur volonté de sanctionner les entreprises russes qui «appuient matériellement ou financièrement des actes qui nuisent ou menacent la souveraineté de l'Ukraine, l'intégrité de son territoire et son indépendance». Ils ont ordonné à leur ministère des Affaires étrangères de faire une liste de ces personnes ou entités d'ici la fin du mois de juillet.

La présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaite, dont la nation est frontalière à la Russie, a déclaré que l'Union européenne devait être plus sévère avec Moscou «parce que si la politique agressive de Poutine n'est pas arrêtée, il va aller encore plus loin».

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