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La Lituanie ne veut pas de candidats prorusses à la tête de la diplomatie européenne

16/07/2014 05:52 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a lancé une mise en garde mercredi contre les candidats prorusses au poste de chef de la diplomatie européenne, sur fond d'inquiétudes concernant la crise russo-ukrainienne.

Les pays baltes et la Pologne vont insister sur la "neutralité" des candidats à ce poste lors du sommet de Bruxelles mercredi, a-t-elle ajouté dans une interview à la radio.

"Nous constatons maintenant que certains candidats expriment très ouvertement leurs opinions proKremlin", a-t-elle dit.

"Bien évidemment, de tels candidats sont totalement inacceptables pour notre groupe de pays", a averti Mme Grybauskaite, ex-commissaire européenne au Budget, réputée pour son franc-parler.

Elle se refuse cependant à tout commentaire sur les noms des personnes évoquées pour remplacer Catherine Ashton, soulignant qu'elle attendait de voir "le paquet final des candidatures", incluant celle concernant la présidence du Conseil Européen.

La volonté de l'Italie d'obtenir le poste de haut représentant pour les affaires extérieures de l'UE pour sa jeune ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, se heurte à de solides résistances dans certains pays de l'Est en raison de la position de Rome jugée trop favorable à Moscou.

A Bucarest, sans se prononcer nommément sur la candidature de Mme Mogherini, le président roumain Traian Basescu a déclaré que son pays soutiendrait un candidat issu de l'ancien bloc communiste.

"La Roumanie a son point de vue, nous souhaitons que le haut représentant pour les affaires extérieures soit un représentant des pays de l'Est", a indiqué M. Basescu avant son départ pour Bruxelles.

Lors d'une interview à la chaîne privée B1TV il avait auparavant cité les noms du chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski et de l'actuelle commissaire à l'Aide humanitaire, la Bulgare Kristalina Georgieva.

La Lituanie, trois millions d'habitants, a été la première des républiques soviétiques à proclamer son indépendance de Moscou en 1990 et milite activement en faveur d'une position plus ferme de l'UE concernant les agissements de la Russie en Ukraine et l'annexion de la Crimée.

La Roumanie a pour sa part vivement condamné le rattachement de la Crimée par Moscou et exprimé son soutien à un renforcement des sanctions de l'UE contre la Russie.

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