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Iran: Les discussions pourraient être ajournées deux jours avant la date butoir

16/07/2014 04:15 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - Enlisés dans des disputes têtues, l'Iran et six puissances mondiales ont décidé d'ajourner provisoirement leurs discussions sur le nucléaire deux jours plus tôt que prévu, mais ils ont tout de même décidé de repousser la date butoir du 20 juillet, selon ce qu'ont indiqué des diplomates, mercredi.

Les deux parties étaient prêtes à discuter jusqu'à dimanche, date butoir informelle des négociations. Cependant, deux diplomates ont indiqué à l'Associated Press que les discussions allaient vraisemblablement prendre fin ce vendredi, puisque l'écart entre les deux parties ne sera pas comblé d'ici dimanche.

Les diplomates ont parlé sous le couvert de l'anonymat puisqu'ils n'étaient pas autorisés à dévoiler cette information confidentielle. L'une des personnes a mentionné que les parties étaient opposées à l'idée de négocier jusqu'au dernier moment avant la date butoir puisque cela donnerait l'impression qu'ils étaient désespérément à la recherche d'une solution.

Les négociations ont pour objectif de modérer le programme atomique iranien en retour de la fin des sanctions contre la République islamique.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a parlé de «fossés importants», mardi, après deux jours de discussions avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif. Le président Américain Barack Obama a réitéré les propos de M. Kerry en soirée mercredi, avant d'ajouter qu'il allait consulter le Congrès et les alliés des États-Unis afin de déterminer si les négociations devaient être prolongées après le 20 juillet.

M. Obama a également dit qu'il y avait eu un «progrès réel» dans plusieurs secteurs et qu'il y avait raison de croire que l'on pourrait aller de l'avant.

La Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne participent également aux pourparlers qui achoppent surtout sur le programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran, qui peut servir autant à la production de combustible à réacteur qu'à la fabrication d'ogives nucléaires.

L'Iran soutient ne pas être intéressé par ces armes, insistant tout de même qu'il voulait obtenir la permission de développer son programme d'enrichissement au cours des huit prochaines années à un niveau qui nécessiterait 190 000 centrifugeuses.

La république islamique détient actuellement environ 20 000 centrifugeuses, dont la moitié sont actives. Les dirigeants iraniens ont récemment indiqué qu'ils étaient prêts à geler ce chiffre. Cependant, M. Kerry a déclaré mardi que même le chiffre de 10 000 était trop élevé pour Washington.

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