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France: un dentiste néerlandais recherché pour avoir supposément mutilé des patients

16/07/2014 01:58 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Un dentiste néerlandais, mis en examen pour avoir mutilé des patients en France, est sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis fin 2013, a-t-on appris auprès du collectif de victimes.

Recruté par un chasseur de tête néerlandais, Mark Van Nierop s'était installé en novembre 2008 à Château-Chinon (Nièvre, centre), selon la présidente du "collectif dentaire", Nicole Martin, confirmant des informations de presse.

"Nous sommes dans un désert médical rural et il me semblait évident qu'en France, on avait vérifié ses compétences avant qu'il ne pose sa plaque", a-t-elle déclaré.

"Il était très disponible au départ et il pouvait vous accorder un rendez-vous du jour pour le lendemain à 7H30 le matin", a témoigné son mari, Gérard Martin.

Mais certains des 2.800 patients du dentiste néerlandais ont souffert après ses soins de troubles allant "d'un début de septicémie à l'infarctus en passant par toutes sortes de problèmes dentaires", a-t-il ajouté.

"Il a déclaré 17 soins sur 17 dents différentes à ma femme en dix minutes, ainsi que des frais sur une dent arrachée dix ans plus tôt", a dénoncé M. Martin, précisant que le dentiste avait "fait exactement la même chose aux Pays-Bas".

Les premières plaintes ont déclenché une enquête judiciaire. A ce jour, soixante ont été déposées, selon Mme Martin.

En mai 2013, Mark Van Nierop a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente", "escroquerie", "faux et usage de faux", a précisé l'avocat du collectif, Me Charles Joseph-Oudin.

Mais depuis la semaine de Noël 2013, M. Van Nierop ne s'est plus présenté à la gendarmerie, comme l'exige son contrôle judiciaire, a-t-il ajouté.

Un mandat d'arrêt international a alors été émis à son encontre fin 2013.

"L'instruction est en cours" au pénal, a précisé Me Joseph-Oudin, précisant que, sur le volet civil de la procédure, des expertises sont réalisées notamment pour "chiffrer les dommages" causés sur les patients.

"Aucune des victimes n'encaisse qu'il soit parti", déplore Mme Martin, qui souligne la "souffrance physique, morale et financière" des victimes.

mb/phi/thm/cgu

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