NOUVELLES

Carlos Ghosn n'entrera pas en politique au Liban, il "cumule déjà trop d'emplois"

16/07/2014 11:12 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Le PDG de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, d'origine libanaise, a écarté jeudi toute entrée en politique au Liban, pays privé de président depuis fin mai, jugeant qu'il "cumulait déjà trop d'emplois".

Interrogé par un journaliste sur une possible candidature à la présidence libanaise, lors d'une conférence de presse au club des correspondants étrangers du Japon, l'entrepreneur de 60 ans a coupé court à cette éventualité, sous les rires de l'assistance.

"J'ai déjà été accusé de cumuler trop d'emplois. Donc malheureusement je ne pense pas que cela fasse partie des probabilités", a-t-il répondu.

"J'ai un travail à faire en tant que dirigeant de deux grands groupes, Renault et Nissan. (...) Il y a beaucoup de choses à faire dans le monde, mais je pense que c'est à mon poste actuel que je peux apporter ma contribution aujourd'hui", a encore ajouté M. Ghosn.

Né au Brésil de parents d'origine libanaise, le PDG de Renault-Nissan, qui a acquis sa notoriété en redressant le groupe japonais, a suivi sa scolarité au Liban chez les Jésuites. Il a gardé des liens avec ce pays où il est propriétaire d'un vignoble.

Selon une partie de la presse étrangère, il avait affirmé lors d'une visite en septembre 2013 que "sa méthode pour sauver Nissan pouvait être appliquée au Liban", alimentant des spéculations sur une éventuelle carrière politique.

Déchiré entre deux camps (pro et anti-Hezbollah) sur fond de guerre en Syrie, le Liban est sans président depuis le départ de Michel Sleimane le 25 mai, un scénario que le pays a connu en 1988, en pleine guerre civile, et en 2007. Le gouvernement assume les pouvoirs exécutifs jusqu'à l'élection d'un nouveau président par le Parlement.

anb/kap/jlh/glr

PLUS:hp