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Sitôt la Coupe du monde terminée, le Brésil se prépare pour les Jeux olympiques

15/07/2014 07:13 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

RIO DE JANEIRO - Les Brésiliens ont remporté leur pari en organisant la Coupe du monde de soccer. Ils devront maintenant s'attaquer aux Jeux olympiques de Rio en 2016, qui représentent un défi encore plus imposant.

Les bétonnières s'activent sans relâche, soulevant d'immenses nuages de poussière sur leur passage, et des échauffaudages sont érigés tout au long de l'Avenida Embaixador Abelardo Bueno, la rue principale menant au parc olympique situé dans la banlieue de Barra da Tijuca.

«Ça avance, ça avance!», s'est écrié un travailleur sur un site de construction, arborant les traditionnels casque orange et chienne de contruction bleue, qui s'est présenté comme étant Mauricio Lima.

Les poutres d'acier effectuaient un ballet derrière lui tandis qu'il s'exprimait, chacune d'entre elles contribuant à ériger une superstructure qui deviendra dans deux ans le centre de presse et de télédiffusion.

«Il reste encore beaucoup de choses à faire, mais ça avance», a-t-il ajouté.

La Coupe du monde a évité les craintes relatives aux manifestations, aux stades à moitié terminés et aux problèmes de transport et elle s'est révélée être l'une des plus excitantes de l'histoire — culminant avec la victoire de 1-0 en prolongation de l'Allemagne contre l'Argentine en finale.

L'humiliante défaite de 7-1 du Brésil contre l'Allemagne en demi-finale fut une véritable gifle au visage du pays-hôte, et l'effondrement il y a une semaine d'un viaduc — qui faisait partie d'un projet en marge de la Coupe du monde dans la ville de Belo Horizonte — a entraîné deux personnes dans la mort. Huit travailleurs sont décédés en participant à la construction des stades de la Coupe du monde de soccer.

Mais les Jeux olympiques de Rio ont aussi été affligés par leurs propres problèmes.

Il y a quelques mois, le vice-président du Comité international olympique (CIO), John Coates, a qualifié les préparatifs de Rio comme étant «les pires» de l'histoire. D'autres membres du CIO ont ouvertement critiqué Rio. En conséquence, le CIO a envoyé son directeur exécutif, Gilbert Felli, à titre d'émissaire pour superviser les travaux.

Sa présence fut bénéfique, et Felli s'attend à ce que la majorité des projets rencontrent leurs échéanciers d'ici septembre.

«Je veux qu'on me comprenne bien, a dit Felli en entrevue à l'Associated Press. Je serai préoccupé jusqu'à la cérémonie d'ouverture des JO. Mais il ne faut pas dramatiser et dire qu'on n'y arrivera pas. C'est impossible qu'on n'y parvienne pas.»

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