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Les ventes résidentielles ont augmenté de 0,8 pour cent de mai à juin

15/07/2014 12:05 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Les ventes de maisons ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis mars 2010 après un début d'année en dents de scie en raison de l'hiver rigoureux et du printemps tardif.

L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a indiqué mardi que les ventes résidentielles au Canada avaient grimpé de 0,8 pour cent d'un mois à l'autre en juin, soit une cinquième augmentation mensuelle d'affilée.

Par rapport à la même période l'an dernier, les ventes réelles ont été en progression de 11,2 pour cent, notamment en raison des bonnes performances des marchés du Grand Vancouver, de la vallée du Fraser, du Grand Toronto ainsi que de Hamilton-Burlington.

Le prix moyen des maisons vendues au pays en juin s'élevait à 413 215 $, ce qui représente une hausse de 6,9 pour cent comparativement au même mois l’année dernière.

L'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump, a souligné qu'une partie du récent gain des nouvelles inscriptions reflétait le lent début d'année.

Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions à l'échelle nationale se situait à 53,6 pour cent en juin, par rapport à 53,2 pour cent en mai.

«Dans les marchés où il y a un resserrement de l'offre et une forte demande, la vigueur des ventes au cours des derniers mois reflète combien de propriétés se sont vendues lorsqu'elles se sont finalement retrouvées sur le marché», a souligné M. Klump, par voie de communiqué.

Le marché immobilier canadien fait l'objet de débats alors qu'une majorité d'économistes s'attendent à un certain ralentissement après plusieurs années de croissance robuste. Certains s'attendent même à un recul marqué.

Lundi, l'agence américaine de notation Fitch avait notamment indiqué que le marché immobilier canadien est surévalué de jusqu'à 20 pour cent et estime que le gouvernement pourrait devoir adopter de nouvelles mesures pour freiner les emprunts sur les domiciles.

Fitch est la deuxième agence financière américaine à sonner l'alarme au sujet des prix des habitations canadiennes depuis une semaine, après que Morningstar eut indiqué qu'une correction de 30 pour cent était possible au cours des années à venir.

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