POLITIQUE

Le ministre des Transports Robert Poëti préoccupé par les accidents impliquant des cyclistes

15/07/2014 04:16 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT
Agence QMI

Le ministre des Transports, Robert Poëti, qui qualifie d'inquiétant et de préoccupant le nombre croissant d'accidents graves impliquant des cyclistes au Québec, soutient que tous les usagers de la route doivent se responsabiliser davantage pour éviter de mettre en danger la vie des cyclistes et piétons.

Le ministre Poëti et l'homme d'affaires Louis Garneau tenaient un point de presse ce matin au sortir d'une première rencontre du groupe de discussion sur la sécurité des cyclistes. La création de ce groupe de travail résulte d'un engagement pris par le ministre en avril, à la suite de la mort d'une cycliste de 33 ans à Montréal.

Le groupe de travail, formé de politiciens et de cyclistes, formulera des recommandations à l'automne pour permettre de moderniser le Code de sécurité routière en prenant mieux en compte la circulation cycliste.

Robert Poëti souligne toutefois qu'il n'est pas nécessaire d'attendre un projet de loi pour demander à tous les usagers de la route d'être vigilants et de respecter les règles afin de réduire les accidents.

« On va réencadrer l'ensemble des pratiques de vélo au Québec, mais d'ici là, est-ce qu'on doit attendre d'autres décès? Il faut tous qu'on prenne notre responsabilité individuelle », a insisté le ministre.

Il demande à tous les usagers de la route de faire leur part. « Le comportement téméraire d'un ou de l'autre met principalement la vie en danger des piétons et des cyclistes, alors c'est un appel au calme à tout le monde, à la patience et au partage de la route. »

Questionné à savoir s'il songeait à imposer le port du casque à tous les cyclistes, Robert Poëti a répondu que la question devra être étudiée.

Méconnaissance des règles

Selon Louis Garneau, qui agit à titre de conseiller, les usagers de la route connaissent mal la règlementation touchant les cyclistes et cette méconnaissance est souvent la cause de comportements agressifs.

Louis Garneau rappelle par exemple que les cyclistes peuvent circuler sur la voie publique, même s'il existe une piste cyclable en parallèle.

« À l'heure actuelle, je suis sur les routes et je me fais insulter, couper et les gens ont la confusion entre, il y a une piste cyclable ici, il y a la route, donc je dois être sur la piste cyclable, mais si je roule à 30 km/h et je suis sur une piste cyclable, je mets en danger les familles », souligne-t-il.

Louis Garneau craint que cette année, le Québec connaisse son pire bilan routier en ce qui a trait aux décès de cyclistes.

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