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Le pétrole finit sous les 100 dollars à New York pour la 1ère fois depuis mai

15/07/2014 03:21 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York ont terminé sous le seuil psychologique des 100 dollars mardi pour la première fois depuis deux mois, pénalisés par une hausse du dollar après des propos de la patronne de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a cédé 95 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), clôturant à 99,96 dollars. Le WTI n'avait pas fini sous la barre des 100 dollars depuis le 9 mai.

Après trois semaines consécutives de baisse, les prix du brut new-yorkais ont été fragilisés par un nouvel accès de faiblesse dans la matinée "lorsque les cours sont passés au-dessous de seuils techniques importants, (...) ce qui a précipité leur recul", a expliqué Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Le marché énergétique a notamment souffert, selon lui, de l'humeur morose de Wall Street, dans le sillage d'une intervention de Janet Yellen, la présidente de la Fed suggérant une éventuelle hausse de son taux directeur "plus tôt" que prévu "si le marché du travail continue à s'améliorer plus rapidement qu'anticipé".

Les courtiers craignaient en effet un tarissement anticipé de la politique de l'argent dit facile menée par la Fed depuis fin 2008, avec des taux d'intérêt maintenus proches de zéro.

Ces commentaires ont aussi eu tendance à doper la valeur du dollar car une hausse de taux rendrait le billet vert plus rémunérateur, accentuant par ricochet la pression sur les prix du brut.

Un dollar plus élevé rend en effet plus onéreux les achats d'or noir, libellés dans cette monnaie, pour les détenteurs d'autres devises.

Du côté de l'offre, les prix restaient plombés par la perspective d'un retour massif d'or noir produit en Libye sur le marché mondial.

"Actuellement, la production pétrolière libyenne est proche de 500.000 barils par jour, après un niveau de 200.000 à 300.000 barils par jour ces derniers mois", ont indiqué les économistes de Commerzbank.

La Libye, dont les capacités de production se montent à 1,5 million de barils par jour, a souffert d'importantes perturbations de son secteur pétrolier depuis un an, en raison de divers mouvements de protestation, notamment de la part des rebelles autonomistes de l'Est.

Les opérateurs se préparaient aussi à la diffusion mercredi des chiffres hebdomadaires du Département de l'Energie américain (DoE) sur les réserves de brut aux Etats-Unis.

"On s'attend notamment à une nouvelle hausse des réserves de Cushing", un terminal pétrolier clef dans l'Oklahoma (Centre-sud) où sont entreposés les stocks de brut servant de référence au WTI, a noté M. Yawger.

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