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Les chefs autochtones du Canada se concertent à Halifax

15/07/2014 01:19 EDT | Actualisé 15/07/2014 01:19 EDT
PC

Les 600 Autochtones qui participent à la conférence des chefs des Premières Nations à Halifax discutent notamment de l'élection de leur prochain grand chef.

L'ancien Shawn Alteo a démissionné en mai plus d'un an avant la fin de son mandat parce que critiqué pour son appui au processus que voulait adopter Ottawa pour modifier l'éducation des jeunes autochtones.

« Aujourd'hui, on devrait avoir un meilleur éclairage sur la procédure, quand seront les élections. Cet automne ou bien l'année prochaine? Je ne suis pas chef, et les gens vont décider. Hier, il y avait beaucoup d'ambigüité. Ce n'était pas sûr. Ce n'était pas clair. C'est difficile, on le voit. C'est parce qu'il y a beaucoup de division. Tout le monde reste campé dans sa position. Il n'y a pas de chef capable de rassembler », explique Denis Volant, un Innu de la région de Sept-Îles.

Les Autochtones vont aussi parler des moyens à prendre pour relancer les discussions avec Ottawa sur l'éducation offerte à leurs communautés. Ce processus a été suspendu avec le départ de l'ancien grand chef.

« Ce qui me préoccupe, c'est ce qu'on va mettre en place comme modèle de réussite pour les jeunes. Alors, on est en train de mettre l'enseignement dans notre langue, la culture aussi. On va développer des approches qui correspondent aux modes d'apprentissage des jeunes des Premières Nations. Ces modes d'apprentissage sont différents du système québécois. On veut s'approprier, entre autres, notre propre culture et notre propre histoire. On veut apprendre notre histoire, la nôtre », précise Denis Volant, qui est conseiller en éducation.

Les délégués discutent également d'une décision récente de la Cour suprême du Canada qualifiée d'historique. En vertu de cette décision rendue en juin dernier, six bandes de la Première Nation britanno-colombienne Tsilhqot'in ont obtenu le droit de gérer un territoire d'environ 1750 kilomètres carrés à l'extérieur de leurs réserves. La décision peut avoir des implications pour plusieurs communautés autochtones, particulièrement celles qui n'ont pas signé de traité avec la Couronne britannique.