NOUVELLES

Aéronautique: 480 nouveaux emplois dans la grande région de Montréal

15/07/2014 10:59 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Deux entreprises étrangères du secteur de l'aéronautique viendront s'installer dans la grande région de Montréal en plus de procéder à des investissements au cours des trois prochaines années, ce qui entraînera la création de quelque 480 emplois.

L'arrivée de Tech Mahindra et LTA Aérostructures a été confirmée mardi, dans le cadre du salon aéronautique de Farnborough en Angleterre, par le ministre québécois de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.

La présidente-directrice générale de Montréal International, Dominique Anglade, ainsi que des représentants des deux entreprises étaient également présents.

«Nous avons une compétence dans l'aéronautique au Québec, s'est vanté M. Daoust en entrevue téléphonique. Certaines mesures fiscales s'appliquent également.»

Présente à Montréal depuis 2005, Tech Mahindra, qui compte quelque 75 employés dans la région métropolitaine, y érigera son siège social canadien, ce qui devrait créer 300 emplois d'ici trois ans.

La société indienne, qui emploie plus de 89 000 personnes dans 51 pays et dont le chiffre d'affaires est de 3,1 milliards $ US, se concentrera dans les secteurs de l'aéronautique et des technologies de l'information.

«Ça se peut qu'ils fassent fabriquer leurs produits en Inde, a reconnu le ministre de l'Économie. Mais le développement technologique et l'emploi des ingénieurs se feront ici. Ils viennent faire de l'ingénierie chez nous.»

De son côté, la président de Tech Mahindra, Lakshmanan Chidambaram, a justifié le choix de la société par sa présence dans la métropole depuis plusieurs années et la croissance du secteur québécois de l'aéronautique.

La région métropolitaine a également été le choix de LTA Aérostructures, qui désire ramener le ballon dirigeable à l'avant-plan pour le transport de charges lourdes et surdimensionnées.

Ainsi, la société américaine spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication de ce moyen de transport allongera 90 millions $ sur trois ans afin de développer ses activités canadiennes, ce qui devrait se traduire par la création de 180 emplois.

L'entreprise — dont le premier prototype a effectué son baptême de l'air en 2009 — fait valoir que ses appareils offrent une option rentable lorsque vient le temps de livrer des charges lourdes et surdimensionnées dans des zones reculées et inaccessibles, ce qui évite de modifier l'écosystème naturel.

«Ça peut transporter jusqu'à environ 70 tonnes, a fait valoir le ministre Daoust. C'est sûr que ça ne remplacera pas un train. On n'aura pas 125 ballons qui vont se suivre. Toutefois, les matériaux utilisés dans la fabrication, comme l'aluminium, font en sorte que ce moyen de transport revient sur le marché parce qu'il est léger.»

La situation géographique du Québec et du Canada semble avoir pesé dans la balance lorsqu'est venu le temps pour LTA Aérostructures de faire son choix, selon son président, Michael Dyment.

«Le Canada, et en particulier le Québec, représente un important marché pour le transport par dirigeable vers des régions éloignées au nord, où il y a abondance de ressources naturelles», a-t-il indiqué.

Le ministre Daoust a reconnu que la société américaine «part de loin» avec ses intentions, mais que le Québec n'avait pas le droit de l'«ignorer» si la province désire être un chef de file dans l'aéronautique.

Il n'a pas été possible de savoir où exactement Tech Mahindra et LTA Aérostructures ont l'intention de s'établir, ce qui n'a pas empêché le ministre québécois de l'Économie de donner quelques indices.

«Ces gens-là essaient de se positionner le plus près possible des entreprises qu'ils peuvent desservir, a-t-il dit. Ça semble être naturel de s'installer entre Mirabel (dans le Laurentides) et (l'arrondissement montréalais de) Saint-Laurent parce que c'est là que la grappe se trouve.»

M. Daoust ne prévoit pas procéder à d'autres annonces du genre d'ici la fin du salon de Farnborough, qui se déroule pendant toute la semaine.

Une aide financière de plus de 1 million $ à RTI Claro et à Sinters America, deux entreprises québécoises de l’industrie aérospatiale, a également été confirmée par M. Daoust, ce qui devrait permettre la création d'une dizaine d'emplois dans chacune des sociétés.

PLUS:pc