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3.000 jihadistes marocains ou d'origine marocaine en Irak et Syrie (ministre)

15/07/2014 03:18 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

Plus de 3.000 jihadistes marocains ou d'origine marocaine, dont des responsables de l'Etat islamique (EI), combattent en Irak et en Syrie, a annoncé mardi le ministre marocain l'Intérieur Mohammed Hassad, qui avait évoqué "sérieuse menace terroriste" contre le royaume.

"Un total de 1.122 Marocains sont affiliés à des organisations terroristes en Irak et en Syrie, aux côtés d'autres ressortissants européens d'origine marocaine dont le nombre est estimé à 2.000", a déclaré M. Hassad en réponse à des questions de groupes parlementaires.

S'agissant de la seconde catégorie, le danger est "double" car ces personnes bénéficient "de passeports européens facilitant leur mobilité d'un côté, et d'un autre elles sont en relation avec des groupes terroristes au Sahel", a-t-il estimé.

Parmi ces Marocains, cinq exercent des responsabilités au sein de l'EI, a également relevé M. Hassad.

Ces jihadistes ont rejoint les rangs de l'organisation "pour combattre à ses côtés mais aussi pour recevoir des entraînements en vue de mener des attaques au Maroc", a-t-il prévenu.

Ils envisagent de "cibler des intérêts et des personnalités publiques, (...) et nous disposons d'une liste" de responsables visés, a-t-il ajouté.

Selon M. Hassad, 128 Marocains ont déjà fait l'objet d'enquêtes à leur retour dans le royaume.

Si les autorités évoquent fréquemment le démantèlement de "cellules terroristes" --une vingtaine depuis le début de l'année-- et les risques encourus, c'est la première fois qu'un haut responsable fournit des chiffres aussi précis.

Le gouvernement marocain a annoncé le 10 juillet un renforcement des mesures de sécurité face à "une sérieuse menace terroriste", en raison principalement de la présence croissante de ressortissants marocains dans les rangs jihadistes en Syrie et en Irak.

En Syrie, des experts estiment à plus de 400 le nombre de Marocains tués depuis le début de l'insurrection contre le régime de Bachar al-Assad en 2011.

Des médias locaux ont en outre récemment affirmé que des dizaines d'autres jihadistes marocains "repentis" se trouvaient à la frontière turco-syrienne dans l'attente d'une autorisation pour rentrer dans leur pays.

jm-gk/ob/fcc

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