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Réunion d'urgence de la Ligue arabe sur la situation à Gaza

14/07/2014 04:35 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent se rencontrer lundi au Caire pour discuter de la détérioration de la situation dans la bande de Gaza, où les raids israéliens ont déjà tué 172 Palestiniens en sept jours.

La communauté internationale fait pression pour tenter de mettre fin au conflit, et le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé à l'ONU de placer officiellement l'État de Palestine "sous (son) système de protection internationale".

"La réunion de la Ligue arabe a pour but de trouver une solution pour arrêter le bain de sang de civils palestiniens et pour définir une position arabe commune sur ce sujet", a déclaré le ministère des Affaires étrangères égyptien dimanche soir dans un communiqué.

La réunion est prévue à 19H00 GMT.

L'offensive israélienne contre la bande de Gaza, menée en riposte à des salves de roquettes palestiniennes, a provoqué la mort d'au moins 172 Palestiniens depuis mardi et fait au moins 1.130 blessés, en majorité des civils.

L'Egypte, habituellement médiateur lors des conflits entre Israël et le mouvement islamiste, qui contrôle l'enclave palestinienne sur le plan sécuritaire, est davantage en retrait dans cette crise.

Le Caire a affirmé vendredi avoir déployé des efforts pour stopper la violence mais s'être heurté à "l'entêtement" des protagonistes, appelant la communauté internationale à intervenir.

Et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu samedi que l'escalade du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza coûterait d'autres "vies innocentes", après une réunion avec l'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair.

En 2012, l'Egypte avait chapeauté un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas pour mettre fin à un conflit qui avait tué 177 Palestiniens et six Israéliens.

Le nouveau gouvernement égyptien est opposé au Hamas, considéré comme la branche palestinienne des Frères musulmans, mouvement que l'armée égyptienne a évincé du pouvoir l'an passé et déclaré "organisation terroriste".

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