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Mickelson a confiance en son jeu sur links, un peu moins en son jeu tout court

14/07/2014 07:28 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

HOYLAKE, Royaume-Uni - Phil Mickelson a frappé de longs roulés sur le vert d'entraînement situé en face du chalet du Royal Liverpool, certains trouvant le fond de la coupe, la plupart ayant la bonne distance. Il a blagué avec le caddy de Brandt Snedeker au sujet de leurs paris, une tradition qu'entretient Mickelson dans les tournois majeurs.

«Lefty» était de bonne humeur lundi, à l'Omnium britannique, sauf quand est venu le moment de rendre le Claret Jug.

Mais même cela lui a permis de revenir sur le privilège de garder le plus vieux trophée du golf et de la confiance qu'il ressent finalement à jouer sur des parcours de type links.

«C'est une sensation différente pour moi que de venir ici en ayant maintenant remporté le tournoi, a dit Mickelson. Avant, je me demandais si j'allais finir par bien jouer sur des links et gagner ce tournoi. Maintenant, je sais que je le peux. Je sais que je l'ai déjà fait et ça m'enlève une tonne de pression.»

Confiance en son jeu sur les links, oui. Mais confiance en son jeu? Cela prendra un peu plus de travail.

Pas même Mickelson n'aurait pu imaginer en quittant Muirfield l'an dernier qu'il ne gagnerait pas un autre tournoi. Il s'agit de sa plus longue disette en cinq ans. Et mis à part le Championnatd de golf HSBC d'Abu Dhabi, en janvier, où il a terminé deuxième, Mickelson n'a pas particulièrement été dans le coup.

Il a été écarté des rondes du week-end trois fois. Il s'est retiré deux fois en raison de blessures après avoir franchi les coupures de peine et de misère, à San Diego et San Antonio. Au Tournoi des Maîtres, qu'il a gagné trois fois, Mickelson a raté la coupure pour la première fois en 17 ans. Son seul top-10 sur le circuit de la PGA a été obtenu en août dernier, au Barclays, alors qu'il a terminé à égalité au sixième rang avec une ronde finale de 65.

Alors pourquoi sourit-il?

«Normalement, je serais découragé et frustré, mais je ne le suis pas. Je sens que certains aspects de mon jeu vont mieux, mais les résultats n'ont pas suivi. Je sais que je n'ai pas bien joué. Mais chaque partie de mon jeu se sent mieux que l'ensemble de celui-ci présentement. Et je ne sais pas quand tout va se remettre sur les rails en même temps. Je ne sais pas si ce sera cette semaine, dans trois semaines ou dans un mois, mais je sens que ça s'en vient.»

Il commence cependant à manquer de temps.

Mickelson occupe le 12e rang au classement pour la Coupe Ryder, dont il s'est qualifié pour toutes les éditions depuis 1995. Il s'est taillé une place pour la finale de la Coupe FedEx, ouverte au 30 meilleurs golfeurs du circuit, depuis son instauration en 2007.Mais avec seulement trois tournois à jouer avant que ne commencent les séries, Mickelson pointe au 97e échelon.

On peut toutefois comprendre que Mickelson ne soit pas trop inquiet. À 44 ans, il a passé la moitié de sa vie sur le circuit, remportant 42 victoires, dont cinq tournois du Grand Chelem, dont le dernier Claret Jug. Et la dernière année aura au moins été bonne pour le pichet anglais.

Mickelson l'a traîné dans tous les terrains de golf qu'il a visités, comme dans tous ses événements corporatifs; l'a partagé avec des amis et des gens qu'il n'avait jamais rencontrés. Il a aussi laissé son caddy, Jim Mackay, l'utiliser pour des photos. Mickelson n'avait qu'une règle à suivre.

«L'une des choses que j'ai tenues à rappeler, c'est qu'il fallait traiter le Claret jug avec le respect qu'il mérite et seulement y déposer de bonnes choses à l'intérieur. Et chaque personne à qui je l'ai prêté avait sa propre définition de 'bonnes choses'.»

L'une de ces bonnes choses s'est avérée une bouteille de Romanée-Conti 1990, qui peut coûter entre 16 000 et 35 000 $.

«Je ne savais pas ce que c'était quand je l'ai bu, a admis Mickelson. Mais je savais que c'était très bon. Et c'est la meilleure bouteille qui s'est retrouvée là.»

Comme le bon vin, Mickelson ne peut qu'espérer qu'il devienne meilleur avec le temps.

Même s'il est venu à bout de l'arthrite au milieu de la saison 2010 et que seulement huit golfeurs plus âgés que lui ont remporté des tournois majeurs, Mickelson ne voit pas ça comme un obstacle. Une chose est certain, il doit travailler un peu plus fort, s'entraîner un peu plus fort et s'étirer un peu plus.

«Mais je me sens mieux que je ne me suis senti depuis longtemps», insiste-t-il.

Padraig Harrington est le dernier joueur à avoir défendu avec succès son titre à l'Omnium britannique. Tiger Woods l'a fait au Royal Liverpool en 2006. Tom Watson a aussi remporté deux éditions d'affilée, il y a une trentaine d'années.

De gagner des tournois majeurs est déjà difficile en soi, de remporter le même deux années consécutives l'est encore plus. Mais Mickelson n'a jamais été aussi enthousiaste à propos du plus vieux tournoi au monde. Surtout parce que son nom se trouve maintenant sur le trophée.

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