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Luiz Felipe Scolari ne sera pas de retour à la barre de la sélection brésilienne

14/07/2014 12:51 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

SAO PAULO - Luiz Felipe Scolari a remis sa démission en tant qu'entraîneur de la sélection brésilienne après que l'équipe eut été incapable de remporter la Coupe du monde, a fait savoir la Confédération de football du Brésil.

Scolari avait promis de remporter le tournoi à domicile, mais le Brésil a été éliminé en demi-finale lors d'une désastreuse défaite de 7-1 contre l'Allemagne — le pire revers de la sélection brésilienne en 100 ans d'histoire. Les Brésiliens ont ensuite perdu 3-0 devant les Néerlandais dans le match pour la troisième place.

Le contrat de Scolari s'est terminé en même temps que la Coupe du monde et il a remis la direction de l'équipe après le match de samedi, affirmant que ce serait à la Confédération de décider s'il restait au non.

Dans un communiqué, la Confédération a indiqué que le président Jose Maria Marin avait accepté ce qu'elle qualifie de «démission de Scolari».

«Scolari et son personnel méritent notre respect et notre gratitude, a-t-on écrit dans le communiqué. Ils ont réussi à amener la population brésilienne à aimer de nouveau la Seleçao même si nous n'avons pas atteint notre but ultime (en remportant le titre).»

Le successeur de Scolari n'a pas été annoncé. L'entraîneur adjoint Carlos Alberto Parreira, qui a dirigé le Brésil vers le titre mondial au Mondial de 1994, quitte également l'équipe.

La CBF a fait savoir que Marin donnerait plus d'explications en conférence de presse, jeudi.

Outre le départ de Scolari, il est déjà acquis que la sélection présentera un visage différent dans quatre ans. De nouveaux joueurs se joindront à Neymar et Oscar pour la prochaine édition de la Coupe du monde en Russie en 2018. Les critiques disent que de plus gros changements encore sont nécessaires, y compris au sein de la CBF. La défaite de 7-1 contre l'Allemagne a démontré qu'il faut reconstruire.

«Nous avons échoué. Nous n'avons pas répondu aux attentes, nous savons que nous n'avons pas disputé un bon tournoi, a reconnu l'attaquant Neymar, qui a raté les deux derniers matchs en raison d'une blessure au dos. Nous n'avons pas offert le type de football qui caractérise l'équipe nationale brésilienne. Nous avons suffisamment bien joué pour atteindre les demi-finales, mais ce n'était pas le football brésilien, celui qui fait le délice de tout le monde.»

Le Brésil n'a jamais offert son traditionnel «Jogo Bonito», ou «Beau jeu», et il a terminé le tournoi avec trois victoires, deux verdicts nuls et deux défaites.

«Le football brésilien doit évoluer en général, a analysé le défenseur Dani Alves. Nous ne pouvons pas discréditer le travail qui a été fait au sein de cette équipe, mais nous devons trouver une façon de commencer la restructuration de notre football grâce à la relève.»

«Nous devons penser notre football différemment, a estimé l'entraîneur brésilien Paulo Autuori, qui a guidé Sao Paulo au titre de la Coupe du monde des clubs en 2005. La Confédération brésilienne doit être entre les mains de personnes du monde du football. Les personnes en charge doivent pouvoir penser football.»

Marin, un ancien politicien, quittera la CBF l'année prochaine et il sera remplacé par le président de l'État de Sao Paulo, Marco Paulo Del Nero. Tous les deux ont des liens politiques avec Ricardo Teixeira, qui a dirigé la Confédération pendant plus de 20 ans avant de démissionner en 2012. Celui-ci avait alors évoqué des raisons médicales, mais il se retrouvait en plein coeur d'allégations de corruption et d'irrégularités au sein de son administraiton.

Scolari a été nommé à la tête de l'équipe de 2014 surtout en raison de sa popularité et de son expérience du titre gagné en 2002. Plusieurs critiques estiment qu'il est dépassé comme entraîneur. Avant de se joindre à l'équipe nationale, il avait été relégué dans la Ligue brésilienne à Palmeiras.

«Nous devrions le remercier, mais nous avons besoin de nouvelles personnes avec de nouvelles idées sur la façon de jouer à la manière brésilienne», a déclaré l'ancienne vedette Zico, qui a également expliqué les problèmes du Brésil «par la mauvaise gestion, un manque de structure et un manque de leadership.»

Scolari a précisé que le Brésil traverse une période où il y a «moins de jeunes joueurs prometteurs» dans le pays, et a déclaré que la CBF doit «continuer à travailler» pour en produire davantage dans l'avenir.

Quel que soit l'identité du nouvel entraîneur, on assistera à un changement de la garde parmi les joueurs.

Des 23 joueurs sélectionnés par Scolari pour le tournoi de cette année, seulement sept auront moins de 30 ans en Russie — Neymar, Oscar, Marcelo, Luiz Gustavo, Paulinho, Willian et Bernard.

«C'était décevant comme dénouement, mais nous devons nous rappeler que cette génération a commencé un processus de reconstruction pour 2018 avec une quatrième place à la Coupe du monde», a mentionné Scolari.

Neymar, qui aura 26 ans en Russie, portera alors toujours les espoirs d'un sixième titre mondial pour l'équipe nationale.

«Ce sera un souvenir douloureux pour un bon moment, mais nous savons que des jours meilleurs viendront, a déclaré l'attaquant de 22 ans. Nous devons faire tout ce qui est possible pour que le peuple brésilien redevienne heureux.»

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