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Libye: vols suspendus à Misrata après la fermeture de l'aéroport de Tripoli

14/07/2014 08:00 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

Les vols ont été suspendus lundi à l'aéroport international de la ville libyenne de Misrata (ouest) pour des "raisons techniques", après la fermeture la veille de celui de Tripoli à la suite d'affrontements meurtriers, a-t-on appris de source aéroportuaire.

"Le centre de commandement de toute la région ouest se trouve à l'aéroport de Tripoli. Après la fermeture de ce dernier, l'aéroport de Misrata (200 km à l'est de Tripoli) est contraint de fermer", a précisé cette source sous couvert de l'anonymat.

L'aéroport international de Tripoli a été fermé dimanche pour trois jours en raison d'affrontements violents dans son périmètre entre des groupes armés.

"La Libye se trouve quasiment isolée du monde", a indiqué la source aéroportuaire, affirmant que la durée de fermeture de l'aéroport de Tripoli pourrait être prolongée.

Il n'y a désormais que deux aéroports en service. Ceux des villes d'Al-Baida et Tobrouk, dans l'est de la Libye, a ajouté la même source.

Mais les étrangers ne sont pas autorisés à prendre l'avion pour l'est du pays, selon une décision gouvernementale. Cette mesure a été prise après qu'un général dissident a lancé une offensive destinée selon lui à combattre les groupes terroristes dans l'est du pays, a précisé la source aéroportuaire.

Depuis le début de cette offensive, le 16 mai, des affrontements quasi-quotidiens opposent les forces paramilitaires du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes qui pilulent dans l'est libyen, en particulier à Benghazi où l'aéroport a été fermé.

L'attaque contre l'aéroport de Tripoli dimanche a été revendiquée par des milices islamistes déterminées à chasser les brigades de Zenten qui contrôlent plusieurs sites dans le sud de la capitale, dont l'aéroport.

L'attaque a été repoussée par les Zentanis, mais des affrontements avaient opposé les deux camps durant plusieurs heures autour d'autres sites qu'ils occupent, en particulier sur la route de l'aéroport.

Lundi, la situation était calme à Tripoli, malgré des craintes d'une reprise des affrontements, les milices islamistes se disant déterminées à chasser les Zentanis.

Les affrontements de dimanche ont illustré la faiblesse des autorités, dans l'incapacité de dissoudre ou de désarmer les groupes d'ex-rebelles qui font la loi dans un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

ila/feb

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