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Le Koweït envisage de retirer la citoyenneté à ceux qui menacent la sécurité

14/07/2014 02:03 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

Le Koweït a menacé lundi de retirer la citoyenneté à ceux qui ont porté atteinte à la sécurité intérieure et a promis de répondre avec une "main de fer" après des manifestations violentes.

Il y a deux semaines, des heurts ont opposé la police anti-émeutes à des manifestants protestant contre la mise en détention d'un chef de l'opposition, Mussallam al-Barrak, qui a depuis été libéré sous caution.

Plusieurs personnes avaient été blessées et une cinquantaine d'autres arrêtées, dont la plupart ont désormais retrouvé la liberté.

Face à ces "actes de violences", le gouvernement a annoncé avoir ordonné au ministère de l'Intérieur de réexaminer la citoyenneté de personnes "ayant porté atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays".

Le gouvernement a également demandé au ministère des Affaires sociales de sanctionner les ONG -- dont des associations islamiques de charité -- qui s'adonnent à la politique en violation de la loi, soulignant qu'il fallait empêcher ces ONG d'encourager le chaos.

Ces décisions ont été prises dans le cadre d'"une politique de main de fer et d'une lutte décisive et ferme contre ce qui ébranle l'Etat, ses institutions et sa Constitution", a annoncé le gouvernement.

Selon les médias locaux, le gouvernement réfléchit à déclarer l'état d'urgence pour prévenir toute nouvelles violences. Mais ce dernier a démenti.

M. Barrak, un ancien député, avait accusé en juin d'anciens responsables, dont des membres de la famille régnante, d'avoir détourné des dizaines de milliards de dollars.

Accusé d'avoir insulté le Conseil suprême de justice, il a passé six jours en détention début juillet avant d'être libéré sous caution.

Après sa sortie de prison, il a de nouveau critiqué le système judiciaire et prévenu que la contestation se poursuivrait jusqu'à ce que le pays obtienne "un gouvernement élu, qui sorte des urnes".

Ces développements font craindre une nouvelle période d'instabilité. De 2006 à 2013, le pays a traversé une période de turbulences politiques avec la démission d'une dizaine de gouvernements et la dissolution de six Parlements.

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