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La Coupe du monde de soccer n'a pas été le fiasco d'organisation annoncé

14/07/2014 12:54 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

RIO DE JANEIRO - Pour le Brésil, ç'a été une Coupe du monde à l'envers.

Les Brésiliens ont perdu là où ils étaient très confiants de l'emporter — au soccer — et ils ont gagné là où on s'attendait à ce qu'ils perdent — dans l'organisation du tournoi.

Pendant plusieurs années, le gouvernement du pays a essuyé les remontrances de la FIFA pour d'importants délais de construction des stades. Les politiciens ont vu la population leur reprocher de dépenser des milliards de dollars en dépit de la détérioration des services publics. Les journaux étrangers ont mis en garde les amateurs contre les serpents et la violence tandis que les quotidiens brésiliens n'ont pas manqué pas une occasion d'écorcher les organisateurs.

Plusieurs questionnements persistent, principalement au sujet de la corruption entourant les travaux ainsi que de l'héritage sur le plan financier.

Mais il n'y a aucun doute que l'objectif de procurer aux amateurs du monde entier un spectacle sportif de premier ordre a surpassé le niveau d'espérance de tout le monde.

La présidente du comité d'organisation, Dilma Roussef, retire une grande satisfaction du succès qu'a connu le tournoi.

«Eh bien, a-t-elle souligné en présence d'un parquet de journaliste étrangers dimanche soir, nous avons dissipé les doutes chez tous ceux qui ne croyaient pas en nous.»

Rousseff a argué que le succès de la Coupe du monde donnera confiance au pays dans sa capacité à organiser un autre méga-événement: les Jeux olympiques d'été de Rio en 2016.

Pour Eliane Cantanhede, chroniqueuse politique brésilienne reconnue pour sa satire dans le quotidien Sao Paulo, l'événement a «réellement surpris tout le monde».

«Le monde entier s'attendait à plein de problèmes, mais ç'a été un succès, a-t-elle noté. Et tout le monde s'attendait à ce que le Brésil gagne, mais ç'a été le désastre. Ç'a été une double surprise!»

Le Brésil a été humilié 7-1 en demi-finale, avant de s'incliner 3-0 dans la petite finale.

Reste à voir maintenant si l'investissement de 13,5 milliards$ vaudra le coût.

«Je suis encore fâché. On a dépensé tellement d'argent dans la construction de stade, au moment où nos hôpitaux et écoles sont dans de piètres conditions, a dit Laeste de Santana, un barbier de Rio âgé de 50 ans. La situation ne s'améliorera pas en raison de la présentation de la Coupe du monde.»

Mais le chauffeur de taxi de Rio Paulo Oliveira voit les choses de façon plus positive.

«Ç'a été un bel événement. Nous avons montré aux visiteurs, dans la plus pure tradition brésilienne, combien nous sommes accueillants et chaleureux, a-t-il mentionné. Notre pays a progressé depuis 10 ans. Nous avons encore des problèmes à régler, évidemment, au chapitre des infrastructures et de la pauvreté. Les visiteurs l'ont constaté. Mais au cours du dernier mois, au moins, tout ce que j'ai vu dans mon auto ce sont des gens heureux et souriants.»

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