NOUVELLES

France: Hollande en rassembleur et réformiste pour le 14 juillet

14/07/2014 04:29 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Le président François Hollande revient sur le devant de la scène médiatique lundi pour la traditionnelle interview du 14 juillet, dans un contexte de bronca sociale, de chômage endémique en France et de fronde dans sa majorité.

En cette année de commémoration de la Première guerre mondiale, il y a cent ans, le président revêtira également ses habits de chef des armées pour donner le sens de la nouvelle initiative militaire de la France en Afrique avec le lancement de l'opération Berkhane contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3.000 militaires français.

"Grâce à l'opération Serval qui achève sa tâche, il n'y a plus de sanctuaire pour les groupes terroristes au Mali. C'est une mission qui a été parfaitement accomplie", a déclaré samedi le chef de l'Etat.

Outre l'Afrique, sur le plan international, le chef de l'Etat devrait aborder les crises en cours (Ukraine, Syrie, conflit israélo-palestinien).

Dimanche, François Hollande a une fois encore appelé à un cessez-le-feu "le plus rapidement possible" entre Israël et les Palestiniens à Gaza, dans son discours aux armées.

Du palais de l'Elysée, le chef de l'Etat devait répondre aux questions des journalistes à partir de 11H15 GMT en direct sur les chaînes TF1 et France 2, pendant une trentaine de minutes.

Avec cette interview, M. Hollande, en léger regain de popularité, revient sur le devant de la scène après la diète médiatique qu'il observait depuis plus de deux mois.

Après avoir présidé le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées, d'une dimension inédite avec la participation de près de 70 pays, M. Hollande rappellera le sens de la fête nationale en évoquant les valeurs "de la Nation, du rassemblement", a indiqué son entourage.

Sur le thème, "une armée puissante et moderne", choisi pour illustré les ambitions politiques de la France et les capacités de ses armées, 4.000 militaires ont descendu la prestigieuse avenue des Champs-Elysées.

Un porte-drapeau et deux gardes de chaque pays invité ont pris part à une parade avant le défilé proprement dit.

"Ce 14 juillet n'est pas un 14 juillet comme les autres", a souligné dimanche François Hollande dans son discours aux armées, rappelant qu'il y a cent ans "des soldats du monde entier" étaient venus "pour nous sauver".

Sur le plan politique, le chef de l'Etat s'attachera à expliquer et tracer les perspectives de la ligne réformiste qu'il entend incarner.

- 2017 en ligne de mire -

Son entourage assure qu'il ne devrait pas faire d'annonces. Mais son interview intervient au moment où le gouvernement étudie sérieusement la possibilité d'une baisse d'impôt élargie en 2015 pour les ménages modestes.

Grève des cheminots, mouvement des intermittents du spectacle, boycottage par une partie des syndicats de la Conférence sociale, la bronca sociale de ces dernières semaines à laquelle l'exécutif a répondu par la fermeté quitte à écorner le dialogue social cher à M. Hollande, devrait être au menu de l'interview.

Le fonctionnement du duo exécutif sera également sans doute évoqué, alors que le Premier ministre Manuel Valls vient tout juste de fêter ses cent jours à Matignon. Après deux ans de mandat et malgré une récente et légère embellie dans les sondages, moins d'un quart des Français continuent à avoir une mauvaise opinion du chef de l'Etat, qui est devancé de plus de 20 points par son nouveau Premier ministre.

M. Hollande se félicite, lui, de ce nouveau tandem. "Manuel Valls correspond exactement aux objectifs que j'avais fixés: cohérence dans l'action, fluidité des relations avec l'Elysée, dialogue et autorité", a-t-il dit récemment à des visiteurs.

L'emploi devrait aussi être au coeur de l'intervention présidentielle, alors que M. Hollande a conditionné une éventuelle nouvelle candidature en 2017 à la baisse du chômage. pour l'heure celui-ci culmine toujours avec plus de 3,3 millions de demandeurs d'emploi

"Il sera en situation d'être candidat" à un second mandat, assure l'un de ses proches, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

swi/frd/thm/jh

PLUS:hp