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Yémen: limogeage des commandants de deux régions militaires

13/07/2014 04:03 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a limogé les commandants de deux régions militaires après l'échec de l'armée à prévenir des opérations d'envergure des rebelles chiites dans le nord et d'Al-Qaïda dans le sud, selon les médias dimanche.

Ces limogeages, opérés samedi, ont coïncidé avec l'annonce par les rebelles d'Ansaruallah, dits houthis, qu'ils acceptaient de remettre aux autorités Amrane, une ville aux portes de Sanaa, conquise mardi.

Le commandement de la 6e région militaire, dont dépend la province d'Amrane, a été confié au général Mohamed Yahia al-Hawiri, qui a succédé au général Mohamed Ali al-Maqdishi, nommé conseiller auprès du chef de l'Etat, selon l'agence officielle Saba.

En outre, le président Hadi a nommé le général Abderrahman al-Halili nouveau commandant de la 1ère région militaire, dont dépend la province du Hadramout, en remplacement du général Mohamed al-Somali, a ajouté l'agence.

Ce dernier changement intervient à la suite d'une série d'attaques perpétrées ces derniers mois par Al-Qaïda dans le Hadramout, dont la plus récente a visé fin juin le QG de la 1ère région militaire et l'aéroport à Seyoun.

Al-Qaïda au Yémen, considéré par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste, est bien implanté dans le Hadramout.

En prenant mardi Amrane après d'âpres combats contre l'armée, les rebelles chiites d'Ansaruallah ont atteint les portes de la capitale yéménite, faisant peser une menace sur la transition politique dans le pays.

Samedi, le porte-parole d'Ansaruallah, Mohamed Abdessalam, a annoncé à l'AFP que son groupe acceptait de remettre Amrane aux autorités.

Il a ensuite confirmé sur le site de son groupe qu'un régiment dépêché par l'armée depuis Saada, le fief des rebelles chiites, s'était déployé dans la base du 310e bataillon à Amrane, dont les rebelles chiites avaient pris le contrôle mardi.

Ce déploiement marque le début d'une normalisation de la situation dans la ville, selon lui.

Les rebelles chiites, qui ont multiplié depuis début mars les attaques contre l'armée, sont soupçonnés de vouloir élargir leur zone d'influence dans le futur Etat fédéral qui doit compter six provinces.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait pressé vendredi les rebelles houthis de se retirer d'Amrane et répété sa menace de prendre des sanctions ciblées contre ceux qui entravent la transition politique au Yémen, tout en réaffirmant son soutien au président Hadi.

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