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Un obus ukrainien tombé sur le territoire russe aurait tué une personne

13/07/2014 10:46 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

MOSCOU - Un obus ukrainien serait tombé dans une ville frontalière russe, tuant une personne et en blessant sérieusement deux autres, a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères, dimanche. L'Ukraine a démenti la nouvelle.

La Russie a qualifié l'incident «d'acte de provocation» et a évoqué des «conséquences irréversibles, dont l'Ukraine portera la responsabilité».

Selon les autorités russes, l'obus aurait explosé, dimanche, dans la cour d'une résidence familiale de Donetsk, une ville russe située près du territoire ukrainien, distincte de la capitale de la région ukrainienne du même nom.

L'Ukraine nie qu'un de ses obus soit tombé en Russie. Un porte-parole du Conseil de défense, Andryi Lissenko, aurait déclaré, selon l'agence Interfax, que les «forces ukrainiennes ne tirent pas sur un pays voisin, ne tirent pas sur des quartiers résidentiels». Il a plutôt blâmé les séparatistes russes et condamné ce qu'il a qualifié, lui aussi, de «provocation».

La Russie a souvent affirmé que son territoire avait été la cible de l'artillerie ukrainienne, mais elle n'avait encore rapporté aucun décès.

L'incident survient alors que le président russe Vladimir Poutine est à Rio de Janeiro, au Brésil, pour assister à la finale de la Coupe du Monde de football. La Russie sera l'hôtesse de ce prestigieux tournoi, en 2018.

Des responsables brésiliens avaient annoncé samedi que le président ukrainien, Petro Porochenko, assisterait au match, mais M. Porochenko a indiqué dimanche qu'il ne serait pas présent. Les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine pour obtenir un cessez-le-feu entre Kiev et les rebelles séparatistes stagnent depuis plusieurs semaines. Les Ukrainiens ont mené une offensive qui leur a permis de reprendre plusieurs villes dans l'est du pays.

Le président russe a rencontré dimanche la chancelière allemande Angela Merkel, qui se trouvait elle aussi à Rio dans le cadre de la finale de la Coupe du monde, pour discuter de la crise en Ukraine.

Le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert, a déclaré dans un communiqué que les deux dirigeants s'étaient entendus sur le fait que «des discussions directes devront avoir lieu le plus tôt possible entre le gouvernement ukrainien et les rebelles, sous la forme d'une vidéoconférence». Le choix d'un lieu pour de telles discussions a été un point de friction entre les deux camps.

Le porte-parole de M. Poutine, Dimitri Peskov, a affirmé à des agences de presse russes que M. Poutine et Mme Merkel estimaient que la situation dans l'est de l'Ukraine «se détériore».

«M. Poutine a exprimé de graves préoccupations quant aux attaques persistantes des forces armées ukrainiennes, et a mis l'accent sur le fait qu'il est inacceptable que de telles attaques résultent en des tirs sur le territoire russe», a déclaré M. Peskov.

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