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Mondial: l'Argentine "anxieuse" retient son souffle pour "le match de sa vie"

13/07/2014 09:10 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Quarante et un millions d'Argentins, "émus et anxieux", rêvaient dimanche d'un 3e titre mondial face à l'Allemagne, arborant drapeaux, maillots bleu ciel et blanc de leur sélection et répliques en plastique de la Coupe du monde.

Aux abords de l'Obélisque à Buenos Aires, centre habituel de rassemblement d'après-match, des centaines de supporteurs ont pris position dès la fin de matinée. Drapés dans un drapeau, le visage peint aux couleurs de leur pays, ils entonnent des chants à la gloire de Lionel Messi, la vedette de tout un pays.

Non loin de là, une dame promène son chien portant un vêtement bleu et blanc. Sur l'avenue du 9 Juillet (date de l'indépendance en 1816), au milieu de laquelle est planté l'obélisque blanc de 67 mètres de haut, des vendeurs ambulants proposent la panoplie du supporteur et des Coupes du monde en plastique pour 89 pesos (7 euros).

"Le match de leurs vies", titrait dimanche matin la version numérique du quotidien Olé, ajoutant que "la tension se ressentait dans tout le corps, même si d'autres seront sur le terrain".

Sa une est consacrée à l'attaquant vedette Lionel Messi, qui partage une photographie avec le Christ rédempteur de Rio de Janeiro, sous le titre "Je ne demande qu'à Dieu".

Le grand quotidien La Nacion réservait également sa une à la sélection albiceleste et à "ses rêves de gloire". "La gloire est là, à portée de main, plus près que jamais au cours des 24 dernières années", peut-on lire, quelques heures avant la finale au Maracana de Rio.

Pour Pagina 12, ce match constitue "le rêve d'une finale heureuse", après celle perdue contre le même adversaire en 1990 en Italie.

"Par superstition, je mettrai un maillot que je n'ai pas lavé depuis que le Mondial a commencé et que j'ai porté à tous les matches depuis le premier contre la Bosnie-Herzégovine", raconte à l'AFP Martin Gonzalez, un ingénieur de 35 ans.

Sur les réseaux sociaux comme Twitter, les messages d'encouragements à l'Albiceleste affluent.

"Je n'ai jamais autant attendu un dimanche", trépigne @FedeStern02 quand @EmaGalati a posté aux petites heures du jour : "Je n'ai pas pu dormir et ça n'est même pas moi qui joue".

- Espoir -

"Je vis les heures avant (le match) avec beaucoup d'anxiété, d'espoir, d'émotion et d'angoisse. Pour l'Argentine, c'est le plus important qu'il puisse arriver, pas au niveau footballistique, mais en tant que pays", affirme à l'AFP German Vazquez, consultant et agent immobilier de 33 ans.

Commerces et supermarchés des différentes zones résidentielles de Buenos Aires ont prévenu leurs clients que les rideaux seront tirés à partir de 14H00 locales (17H00 GMT) pour permettre à leurs employés d'assister à la rencontre en famille, alors que les petits cafés n'ouvriront même pas.

Après une nuit de fortes pluies, le temps s'annonçait propice aux rassemblements: nuageux et sans précipitations.

Mercredi après la demi-finale victorieuse face aux Pays-Bas, 100.000 personnes avaient afflué autour de l'Obélisque.

Les autorités de la capitale argentine ont annoncé l'installation d'écrans géants supplémentaires dimanche, et tout le pays disposait de "points d'encouragements", où seront concentrés les principaux déploiements policiers.

"Là où il y aura des écrans, il y aura plus de policiers, avec une attention particulière à la place San Martin et au parc Centenario", a assuré à l'AFP un membre des services de presse de la police fédérale.

Dans des dizaines de villes, des activités (théâtre, ateliers musicaux, tournois de football) étaient prévues, pour faire patienter parents et enfants jusqu'au début du match.

Les autorités de Buenos Aires ont indiqué que la circulation automobile serait coupée au cours de l'après-midi dans le centre-ville, sur l'avenue du 9 Juillet, ainsi que sur plusieurs grandes avenues.

A l'heure du match, le pays sera comme paralysé entre 16h00 et 18h00, avant une explosion de joie, ou de dépit.

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