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Les parlementaires irakiens ne parviennent toujours pas à s'entendre

13/07/2014 10:07 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

BAGDAD - Les parlementaires irakiens ne sont pas parvenus à s'entendre sur la formation d'un nouveau gouvernement. Aucun progrès n'a été réalisé sur l'élection de nouveaux dirigeants qui pourront maintenir l'unité du pays et s'opposer aux extrémistes sunnites qui se sont emparés d'une partie du territoire.

Le Parlement doit choisir rapidement un nouveau président d'assemblée, un président et un premier ministre, ce qui serait la première étape dans la formation d'un nouveau gouvernement. La communauté internationale a incité les parlementaires à mettre de côté leurs différents tandis que les Nations unies disent craindre le chaos si l'impasse politique persistait.

Il y a eu espoir de voir au moins les parlementaires élire un président d'assemblée après que les diverses formations sunnites eurent annoncé qu'elles s'étaient entendues sur le nom d'un candidat, Salim al-Jubori. Mais le président en exercice, Mahdi al-Hafidh a dû ajourner la séance de dimanche après seulement 30 minutes, en raison, a-t-il expliqué, de l'absence d'une entente sur le nom des candidats pour les trois postes.»

La séance a été levée jusqu'à mardi.

Le nom des candidats n'est pas le seul point de discorde. Les parlementaires ne s'entendent pas s'ils doivent choisir le président d'assemblée, le président et le premier ministre de façon individuelle ou en bloc, dans le cadre d'un compromis, comme ce fut le cas dans le passé.

En vertu d'une entente informelle établie après l'invasion américaine de 2003, le président d'assemblée doit être sunnite, le président un Kurde et le premier ministre un chiite. La principale pomme de discorde est le poste de premier ministre, la fonction la plus puissante du pays.

Le premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, est au pouvoir depuis 2006 mais on tente de le convaincre de laisser sa place. L'incapacité de son gouvernement à prévenir et à résister contre l'offensive militaire des rebelles sunnites, le mois dernier, a sapé la confiance de la population et de la communauté internationale.

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