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Les chefs de la diplomatie allemande et italienne vont se rendre au Proche-Orient

13/07/2014 07:39 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Les chefs de la diplomatie allemande et italienne Frank-Walter Steinmeier et Federica Mogherini vont se rendre au Proche-Orient dans les prochains jours, alors que la tension est à son comble entre Israël et les Palestiniens.

"Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier voyage demain et après-demain au Proche-Orient", a déclaré une porte-parole, qui n'a donné aucun détail sur le programme ou les étapes du déplacement. Selon plusieurs médias israéliens, il se rendra en Jordanie, Israël et Cisjordanie.

La ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, doit se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens de mardi à jeudi, ainsi qu'en Egypte de vendredi à samedi.

"A Gaza comme en Israël, la priorité absolue c'est le cessez-le-feu", a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dimanche à Vienne où il doit s'entretenir avec ses homologues des grandes puissances occidentales sur le nucléaire iranien.

"Dans ce contexte d'escalade absolument désastreuse, la France demande, comme le Conseil de sécurité de l'ONU, le retour à la trêve de 2012", a déclaré le ministre à des journalistes. "Nous allons certainement en discuter avec mes collègues ici présents".

Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne se retrouvent dans la capitale autrichienne pour tenter de résoudre leurs divergences avec les Iraniens, à une semaine de la date butoir pour un accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

Mais le conflit entre Israël et le Hamas sera aussi au menu des discussions. Les ministres chercheront à définir "une action internationale urgente et concertée" en vue d'un cessez-le-feu, avait déclaré récemment le Britannique William Hague.

L'armée israélienne a lancé mardi une opération dans la bande de Gaza pour frapper le Hamas et détruire ses capacités de tir.

Une nouvelle spirale de violences a été enclenchée après l'enlèvement en juin et le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribués par Israël au Hamas, suivis de l'assassinat d'un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes juifs.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël a effectué plus de 20 raids aériens, portant à 1.330 le nombre des "cibles terroristes" attaquées depuis le début de l'opération. Ces frappes ont fait trois morts dimanche, dont un adolescent de 14 ans et une femme de 44 ans, selon les secours palestiniens, dont le bilan s'établit désormais à 166 morts et plus d'un millier de blessés depuis mardi.

De son côté, Israël a recensé 22 projectiles tombés sur son territoire depuis samedi minuit. Cinq autres ont été détruits par la défense anti-aérienne. Au total, 655 roquettes ont atteint Israël et 170 ont été interceptées depuis le déclenchement des hostilités. Ces tirs ont fait une dizaine de blessés mais aucun mort.

"Cette situation très tendue entre Israël et les Palestiniens peut seulement être désamorcée si les attaques de roquettes sur des villes israéliennes depuis la bande de Gaza cessent immédiatement", a estimé vendredi le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert, lors d'une conférence de presse, alors que la chancelière Angela Merkel a condamné cette semaine les tirs sur Israël.

Berlin défend "le droit des Israéliens à assurer leur défense", a souligné M. Seibert.

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