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Brésil: la police de Rio disperse 300 manifestants avec des gaz lacrymogènes près du Maracana

13/07/2014 02:28 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

La police de Rio a dispersé dimanche avec des gaz lacrymogènes quelque 300 manifestants opposés à la Coupe du monde qui tentaient de forcer un cordon de sécurité pour s'approcher du stade Maracana, juste avant le coup d'envoi de la finale.

Les manifestants couraient en petits groupes dans tous les sens pour échapper aux gaz lacrymogènes. Au moins un jeune vêtu de noir, comme les anarchistes des Black Bloc, été arrêté et frappé par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

La police montée est intervenue pour repousser les manifestants, entourés par des centaines de policiers sur une place du quartier de Tijuca, près du Maracana où commence le match Allemagne-Argentine à 16H00 (19H00 GMT).

De nombreux manifestants ont quitté ensuite les lieux mais une centaine est restée sur la place en frappant dans leurs mains et en entonnant des chansons contre la police.

Ils protestaient contre les sommes investies dans l'organisation du tournoi au détriment de l'amélioration des services publics (éducation et santé), au lendemain de l'arrestation de 19 activistes accusés d'actes de vandalisme lors de précédentes manifestations.

Peu avant, la police avait déjà lancé des sprays au poivre sur un groupe de manifestants qui tentaient de forcer le cordon policier qui protège le stade et ne laisse passer que les supporters munis de billets pour la finale.

Brandissant des pancartes "Libérer les détenus", "Protester n'est pas un crime", "Appelez-moi Neymar et occupez-vous de ma santé" et encore "Fuck Fifa", les manifestants s'étaient d'abord massés sur une place du quartier de Tijuca, près du Maracana.

"Nous sommes contre la Coupe en raison de la façon dont elle a été organisée", déclare à l'AFP Mauricio Mileo, du mouvement social Collectif Marxiste.

"Le dispositif policier est si grand que toute action est pratiquement impossible. Nous demandons la libération des activistes détenus", ajoute-t-il.

Un record de 26.000 policiers, soldats et agents de sécurité ont été déployés dimanche dans toute la ville pour assurer la tranquillité de la finale.

Outre 19 militants arrêtés samedi, la police en recherche neuf autres considérés comme "fugitifs" et soupçonnés de vouloir pratiquer d'autres actions violentes dimanche.

"Les preuves recueillies au cours de l'enquête et (samedi) démontrent que ce groupe envisageait de commettre des actes violents", a affirmé le patron de la police, Fernando Veloso, au cours d'une conférence de presse samedi.

Le Brésil avait connu en juin 2013, en pleine Coupe des confédérations de football, une mobilisation sociale historique, fustigeant la déliquescence des services publics et les sommes astronomiques investies dans la préparation du Mondial, estimées à 11 milliards de dollars.

La mobilisation s'était poursuivie tout au long de l'année, et durant la compétition actuelle, mais sans jamais retrouver la même intensité.

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