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Alitalia proche d'un accord avec Etihad, après le oui d'une majorité de syndicats

13/07/2014 01:27 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Alitalia, menacée de liquidation, semblait dimanche proche d'un accord définitif avec Etihad, après l'accord donné par une majorité des syndicats à des suppressions d'emploi, qui accompagneront l'arrivée de la compagnie aérienne émiratie dans le capital de la compagnie italienne.

S'exprimant avant l'arrivée mardi à Rome du patron d'Etihad, James Hogan, Gabriele Del Torchio, qui dirige Alitalia, s'est félicité dimanche dans un communiqué de cet accord "douloureux mais nécessaire, pour relancer la croissance et l'avenir de tout le secteur".

Plusieurs syndicats, représentant quelque 70% des 12.800 employés d'Alitalia, ont accepté quelque 1.635 suppressions d'emploi, contre les 2.251 réclamés en début de négociation. Le principal syndicat italien, la CGIL, a toutefois réclamé un délai supplémentaire avant de se prononcer.

Cet accord signé avec les syndicats est "un pas décisif" qui, "je l'espère, nous portera à la définition d'une alliance stratégique avec Etihad Airways", s'est félicité Gabriele Del Torchio.

Ce dernier s'est dit "confiant" que les derniers syndicats non signataires, dont la CGIL, rejoignent l'accord.

Une partie des personnels qui perdront leur emploi le retrouveront dans d'autres compagnies aériennes ou entreprises. Les autres, soit près de 1.000 personnes, seront indemnisés.

Les compagnies aériennes italienne Alitalia et émiratie Etihad Airways sont parvenues fin juin à un accord pour l'entrée au capital d'Etihad dans Alitalia à hauteur de 49%, bouclant ainsi plusieurs mois de négociations serrées.

Les négociations entre les deux sociétés, démarrées à la fin de l'année dernière, avaient semblé un moment buter sur la lourde dette qui grève les comptes d'Alitalia et sur les suppressions d'emplois auxquelles il lui faudrait consentir.

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, avait averti vendredi les syndicats qu'ils n'avaient guère d'autre choix que d'accepter le partenariat avec Etihad.

"Aujourd'hui le risque ce ne sont pas les suppressions d'emploi, mais la faillite", avait-t-il lancé, appelant toutes les parties en discussion "à la sagesse".

ob/bir

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