NOUVELLES

Nucléaire iranien: la Russie et la Chine absentes des discussions à Vienne

12/07/2014 03:58 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - La décision des ministres des Affaires étrangères de la Russie et de la Chine de ne pas participer aux discussions sur le programme nucléaire de l'Iran, ce week-end, réduit encore davantage les espoirs de parvenir à un accord d'ici le 20 juillet.

Les États-Unis, qui ont envoyé le secrétaire d'État John Kerry pour les négociations à Vienne, affichent néanmoins leur optimisme. La porte-parole du département d'État, Mary Harf, a déclaré que les six puissances qui discutent avec l'Iran restaient «unies dans la salle des négociations, comme elles l'ont toujours été».

Mais l'absence du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est remarquée, après que la France eut laissé entendre que Moscou déviait des positions communes dans les négociations avec l'Iran. L'absence de M. Lavrov pourrait aussi indiquer que les positions des deux parties sont trop éloignées et que les discussions devront être prolongées.

Les négociations visent à convaincre l'Iran de réduire son programme nucléaire en échange d'un allégement des sanctions internationales. Les plus importantes divergences concernent Washington et Téhéran, et la présence de M. Kerry aux discussions est donc importante. Il pourra s'entretenir directement avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui est déjà présent à Vienne.

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, William Hague, de même que ses homologues français et allemand, Laurent Fabius et Walter Steinmeier, sont également présents.

Mais l'absence de M. Lavrov et du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Li, pourrait être préjudiciable. Il a fallu la présence de représentants de haut niveau des six pays impliqués dans les discussions — les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine — pour parvenir à un accord préliminaire avec Téhéran en novembre.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a parlé samedi d'«immenses et profondes» divergences. Mais il a déclaré à la télévision iranienne que «si aucune percée n'est réalisée, cela ne signifie pas que les discussions ont échoué».

PLUS:pc