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L'Irak doit se choisir un gouvernement ou se préparer au "chaos" (ONU)

12/07/2014 08:47 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

La classe politique irakienne doit parvenir à former un nouveau gouvernement au risque de voir le pays s'enfoncer plus profondément dans le "chaos", a prévenu l'envoyé de l'ONU à Bagdad samedi, à la veille d'une réunion cruciale du Parlement.

Les politiques irakiens, incapables jusqu'à présent de mettre de côté leurs divergences et ambitions personnelles pour former un gouvernement d'union, ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes en cas de nouvel échec, a déclaré Nickolay Mladenov dans un communiqué.

Le Parlement irakien doit se réunir dimanche pour tenter de mettre sur les rails un nouveau gouvernement, après une séance inaugurale qui s'était déroulée dans la confusion la plus totale, les députés s'invectivant ou quittant la salle.

"Un échec du processus d'élection d'un nouveau chef du Parlement, d'un nouveau président et (de formation) d'un nouveau gouvernement risque de plonger le pays dans le chaos. Cela servira uniquement les intérêts de ceux qui veulent diviser le peuple irakien et détruire les chances de la paix et de la prospérité", a dit encore M. Mladenov.

La communauté internationale et le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite du pays, ont à plusieurs reprises appelé les politiques à cesser de se quereller et se hâter de choisir un nouveau gouvernement afin de présenter un front uni face à l'offensive fulgurante lancée le 9 juin par des insurgés sunnites menés par les jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI).

Mais ces appels sont pour l'instant restés lettre morte.

Après l'échec de la session inaugurale, le Parlement issu des élections du 30 avril devait se réunir à nouveau mardi, mais la séance a été reportée de plus d'un mois, après la fin du ramadan.

Face au tollé suscité par cette décision, une session parlementaire a finalement été programmée dimanche.

Les députés doivent élire, conformément à la Constitution, un chef du Parlement, puis dans les semaines qui suivent un président de la République à qui il revient de désigner un Premier ministre -le poste le plus important des institutions irakiennes.

"Si des solutions sérieuses aux problèmes actuels ne sont pas trouvées, alors tous les leaders politiques devront endosser leur part de responsabilité pour avoir failli à agir avec le sens du devoir nécessaire en temps de crise", a déclaré M. Mladenov.

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