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L'Impact tient enfin tête à KC, mais cède encore le but gagnant en fin de match

12/07/2014 09:40 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'Impact de Montréal a enfin tenu tête au Sporting de Kansas City, samedi. Mais pour un deuxième week-end d'affilée, la troupe de Frank Klopas a vu ses efforts être bousillés par un but décisif en toute fin de rencontre.

Un malentendu entre le gardien de l'Impact Troy Perkins et son défenseur Heath Pearce, à l'entrée de la zone de réparation montréalaise, a permis à Dom Dwyer de rompre une égalité de 1-1 à la 89e minute de jeu. Les visiteurs l'ont emporté 2-1 et laissé bouche bée les 17 155 spectateurs présents au stade Saputo.

L'erreur flagrante a relégué aux oubliettes le troisième but de la saison de Marco Di Vaio, qui a enfin touché le fond du filet pour la première fois en sept sorties en carrière contre Kansas City. Le vétéran attaquant a alors créé une égalité de 1-1 qui a failli tenir.

«Qu'est-ce que je peux dire? C'est dur à accepter en ce moment. C'en est une qui est difficile, très difficile, a commenté Klopas, qui avait l'air découragé et semblait même avoir les yeux humides. L'équipe avait donné une performance plutôt solide. Nous avons connu de bons moments, les gars y ont mis beaucoup d'efforts...

«Mais perdre comme ça, c'est difficile.»

Le club montréalais est venu bien près de faire oublier ses deux matchs désastreux contre le Sporting plus tôt cette saison — des défaites de 4-0 à Kansas City, le 19 avril, et de 3-0 à Montréal, le 10 mai. Le dénouement de la rencontre a plutôt fait écho au match de la semaine dernière en Californie, alors qu'un but dans les arrêts de jeu, survenu à la suite d'une séquence un peu bizarre, avait permis à Chivas USA de vaincre l'Impact 1-0.

Cette fois, pendant la séquence fatidique, Perkins et Pearce ont tous deux hésité à prendre le contrôle du ballon à la suite d'un long lob en profondeur du Sporting. Dwyer en a profité pour marquer dans un filet laissé à moitié désert.

«De l'extérieur, tout semble bien facile, même pour moi. Quand je regarde un match, j'ai tendance à me penser bon comme Pelé, a commenté Klopas. Mais quand le jeu va très vite, qu'il y a un manque de communication pendant une seconde et qu'un gars pense que le ballon va rouler plus vite et finalement, il ne roule pas si vite que ça...»

À la lumière des commentaires d'après-match chez l'Impact, on semblait blâmer davantage Pearce que Perkins sur le jeu.

«C'est difficile, parce que je trouve que Heath a été solide sur l'ensemble du match. C'est un gars d'expérience et on se sent triste pour lui», a dit Klopas, qui n'a pas mentionné Perkins en commentant la bévue.

Dans le vestiaire, le gardien de l'Impact, qui ne mâche habituellement pas ses mots, a semblé vouloir éviter de livrer le fond de sa pensée. Il ne semblait pas enclin à vouloir accepter une partie du blâme.

«Quand (Pearce) a changé de direction, je ne m'y attendais pas. Un manque de communication, de toute évidence. Et ça nous a coûté cher», s'est d'abord contenté de dire Perkins.

«Dans un monde idéal, le ballon aurait été dégagé sans problème. Mais ç'a été une séquence brouillonne du début à la fin», a ajouté le vétéran gardien.

Pearce, lui, a préféré ne pas livrer de commentaires après le match.

Dwyer a inscrit les deux buts du Sporting, samedi. Il a ouvert le score à la 4e minute, d'une reprise de tête à la suite d'une longue remise en touche de Matt Besler. La défense montréalaise a manqué quelque peu de rigueur là aussi.

Dwyer en était à son troisième doublé en trois rencontres contre l'Impact cette année. Il a 14 filets en tout et partout cette saison.

Di Vaio a marqué à la 28e minute de jeu, de la tête à la suite d'une combinaison à trois. Patrice Bernier a envoyé un lob au deuxième poteau à l'aile droite, où se trouvait Justin Mapp, et celui-ci a remis derrière lui de la tête, vers l'attaquant italien.

Malgré un score de 1-1 à la mi-temps, le Sporting a affiché la volonté de l'emporter en continuant d'appliquer de la pression à l'offensive. Il a d'ailleurs fallu que Perkins se signale, notamment, en étendant le bras droit devant Antonio Dovale, à la 60e.

L'Impact a également obtenu des occasions en deuxième demie. Mais hormis quelques exceptions — cet effort individuel de Hassoun Camara, notamment, alors que le défenseur a battu deux opposants de vitesse pour s'emparer du ballon et décocher un tir-surprise à la 87e —, les joueurs montréalais n'ont pas affiché assez d'aplomb pour mériter plus qu'un point.

Et ce point a fini par leur échapper. Comme la semaine dernière.

«Il faut garder la tête haute, a insisté Bernier, qui avait un sac de glace à la cheville droite après le match, résultat d'un coup de crampons d'Aurélien Collin. On ne peut pas dire qu'ils nous ont lavés et qu'ils auraient pu gagner 3-0. C'est un match qui aurait pu pencher d'un bord ou de l'autre.

«Il faut continuer et garder les mêmes standards de performance. Sauf qu'il faut être vigilant pendant 95, 96 ou 97 minutes s'il le faut.»

L'Impact disputera ses deux prochains matchs à l'étranger, à Columbus puis à Salt Lake City, avant de retrouver ses partisans le dimanche 27 juillet. Les Timbers de Portland seront alors les visiteurs.

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