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Conflit électoral en Afghanistan: un accord conclu entre les deux rivaux

12/07/2014 06:13 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

KABOUL - Les deux rivaux à la présidentielle afghane ont conclu, samedi, un accord décisif qui permettra de mener une vérification exhaustive des résultats du scrutin contesté et de former un gouvernement d'union nationale, peu importe quel candidat sera déclaré gagnant.

L'accord, conclu grâce à la médiation du secrétaire d'État américain John Kerry, offre une voie de sortie à ce qui menaçait de devenir une crise politique grave en Afghanistan, avec deux candidats qui revendiquaient la victoire et qui envisageaient de former deux gouvernements concurrents.

L'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani et l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah ont accepté de respecter totalement les résultats de la vérification supervisée par la communauté internationale des huit millions de votes exprimés durant l'élection présidentielle. Ils se sont engagés à former un gouvernement d'union nationale après l'annonce des résultats, qui comprendrait probablement des membres des deux camps.

M. Kerry, qui a mené les négociations entre les deux parties vendredi et samedi, a prévenu qu'il restait encore du travail à faire. D'importantes obligations doivent être respectées et des décisions difficiles devront être prises, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Kaboul tard samedi soir.

La vérification des résultats, qui a été décidée après des allégations répétées de fraude, devrait prendre plusieurs semaines et commencera avec les boîtes de scrutin de Kaboul. Les boîtes de scrutin des provinces seront transportées dans la capitale dans des hélicoptères des forces américaines et internationales. Des représentants des deux camps et des observateurs internationaux superviseront la vérification, et le candidat ayant obtenu le plus de voix sera proclamé vainqueur et deviendra président.

Les deux candidats ont accepté de respecter les résultats, et le gagnant devra former immédiatement un gouvernement d'union nationale. L'investiture du nouveau président, initialement prévue le 2 août, sera donc reportée et le président sortant, Hamid Karzaï, restera en poste un peu plus longtemps que prévu.

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