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Israël ne pliera pas sous la pression internationale, dit Nétanyahou

11/07/2014 12:33 EDT | Actualisé 10/09/2014 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Malgré la pression internationale, Israël poursuivra son offensive militaire dans la bande de Gaza, qui a déjà fait une centaine de morts depuis quatre jours, a déclaré vendredi le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

En conférence de presse, M. Nétanyahou a écarté la possibilité d'un cessez-le-feu, ajoutant que la fin de l'opération n'était pas dans les plans à court terme.

«J'y mettrai fin lorsque nos buts seront atteints. Et le but ultime est de rétablir la paix et le calme», a-t-il affirmé.

Israël a expliqué que son offensive, lancée mardi, se voulait une réponse aux tirs de roquettes menés par des extrémistes palestiniens de la bande de Gaza depuis plusieurs semaines.

Depuis le début de l'opération, l'armée israélienne a attaqué plus de 1100 cibles dans la bande de Gaza, surtout des lieux de lancement de roquettes. Elle a bombardé le territoire en moyenne une fois aux cinq minutes.

Au moins 106 Palestiniens, dont des dizaines de civils, ont été tués. Vendredi seulement, 21 personnes sont mortes dans les attaques.

Les extrémistes palestiniens ont pour leur part lancé plus de 600 roquettes en direction d'Israël.

Tôt vendredi, l'une d'elles a atteint une station d'essence qui s'est enflammée, dans le sud du pays. Un homme a été grièvement blessé. L'état d'un soldat blessé jeudi par des obus de mortier se serait par ailleurs détérioré, selon l'armée israélienne. Il n'y a toutefois eu aucun mort du côté israélien, en partie grâce au système de défense antimissile Dôme de fer qui a intercepté plus de 100 projectiles.

Le premier ministre Nétanyahou a dit avoir eu de «bons entretiens» avec plusieurs leaders étrangers au cours des derniers jours, dont les dirigeants des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et du Canada. Il a indiqué qu'il avait fait valoir à ses homologues qu'aucun autre pays ne tolérerait des attaques répétées contre ses citoyens.

«Aucune pression internationale ne nous empêchera d'agir avec force», a-t-il tranché.

Les alliés d'Israël défendent son droit de se défendre, mais ont appelé à la retenue. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit inquiet du bilan des victimes civiles et du fait que les frappes violent le droit international.

«Nous avons reçu des rapports troublants voulant que beaucoup de victimes civiles, incluant des enfants, soient mortes après des frappes sur les maisons», a affirmé la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay. De tels rapports soulèvent de sérieux doutes sur la légalité de ces frappes, au regard du droit international humanitaire et du droit international en matière de droits de la personne.»

Cette critique a également été écartée par M. Nétanyahou, qui a soutenu que les frappes aériennes visaient des cibles militaires.

Il a reproché au Hamas d'avoir causé la mort de civils en se cachant dans les zones résidentielles et d'avoir ciblé des zones densément peuplées d'Israël.

Des milliers de soldats sont postés près de la frontière de la bande de Gaza, prêts à être déployés pour une possible invasion terrestre. Interrogé sur les possibilités qu'Israël déclenche une opération au sol, M. Nétanyahou est resté évasif. «Nous soupesons toutes les possibilités», a-t-il dit simplement.

Le porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner, a affirmé que celle-ci faisait le maximum pour éviter les victimes civiles en prévenant les résidants avant les attaques, notamment en tirant des «munitions non explosives» sur les toits.

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