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Des spécialistes se portent au secours d'un cétacé en Colombie-Britannique

11/07/2014 12:25 EDT | Actualisé 10/09/2014 05:12 EDT

VANCOUVER - Le personnel de l'Aquarium de Vancouver travaillait sans relâche, vendredi, pour tenter de sauver un jeune cétacé qui s'est échoué sur la côte ouest de l'île de Vancouver.

La fausse orque, une espèce de la famille des dauphins, a été retrouvée jeudi matin sur la plage North Chesterman. Elle était toujours en mauvais état, vendredi en début de soirée, au Centre de sauvetage des mammifères marins de l'aquarium.

L'animal a été signalé jeudi matin à l'équipe de l'aquarium, qui s'est mise en route vers la plage près de Tofino en moins d'une heure. Le jeune mâle est âgé entre quatre et six mois et il dépend encore de sa mère, a expliqué le vétérinaire en chef de l'aquarium, Martin Haulena.

«Il devrait normalement être avec sa mère», a-t-il affirmé.

«Son poids est sous la normale. Il ne peut pas nager seul. C'est très, très typique des cétacés échoués. Il faut souvent les assister 24 heures par jour pendant six à huit semaines dans notre bassin. Ce sont des soins très intensifs 24 heures sur 24.»

Le baleineau est en piètre état. Le fait de se retrouver à l'extérieur de l'eau, sur la plage, lui a infligé des lacérations et d'autres blessures. Le fait d'être hors de l'eau met de la pression sur les poumons et d'autres organes, et le transport stresse grandement l'animal, a expliqué le vétérinaire.

La nuit a été faite de hauts et de bas. La fausse orque souffre de problèmes respiratoires. Elle a commencé à boire de l'eau, ce qui est de mauvais augure pour les animaux échoués, selon M. Haulena.

Vendredi, un membre du personnel de l'aquarium était dans une piscine circulaire. Il marchait en faisant circuler la baleine dans l'eau à l'aide d'un harnais.

Vingt personnes sont à pied d'oeuvre pour la soigner. Il faut notamment la nourrir à l'aide d'un tube à toutes les deux heures, et lui administrer des antibiotiques et des stéroïdes.

Les 24 prochaines heures seront cruciales, a noté la gérante du centre de sauvetage, Lindsaye Akhurst. Selon elle, ses chances de survie sont de 10 pour cent.

Le Centre de sauvetage des mammifères marins souligne que la fausse orque (Pseudorca crassidens) est différente de l'orque-épaulard (Orcinus orca). On sait qu'elle existe dans les eaux de la Colombie-Britannique, mais il est rare de l'apercevoir.

Le centre vient au secours de mammifères marins en détresse et les rééduque dans l'objectif de les retourner dans leur habitat naturel.

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