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Un rapport suggère l'interdiction de deux produits chimiques antibactériens

10/07/2014 01:50 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

TORONTO - Un nouveau rapport suggère d'interdire deux produits chimiques antibactériens se retrouvant dans plusieurs produits domestiques au Canada, des savons pour les mains en passant par des contenants de plastique pour la nourriture.

Le rapport de l’Association canadienne du droit de l'environnement indique que le Canada et les États-Unis — notamment les provinces et États entourant les Grands Lacs — devraient interdire le triclosane et le triclocarban, qui ont été retrouvés en quantités importantes dans ces eaux.

Les deux produits se retrouvent, seuls ou combinés, dans des produits comme les dentifrices, les savons pour le corps et même les vêtements.

L'an dernier, la Food and Drug Administration américaine a annoncé qu'elle réévaluerait la sécurité des savons antibactériens et autres produits de soin personnel antibactériens, en raison des inquiétudes soulevées quant à la possibilité que les produits chimiques viennent rompre l'équilibre hormonal des humains et contribuent à la résistance aux antibiotiques.

En mai, le Minnesota a fait les manchettes lorsqu'il a interdit le triclosane.

Le rapport de l’Association canadienne du droit de l'environnement conclut que le triclosane est un produit chimique suscitant une grande inquiétude et que le triclocarban devrait être remplacé par un produit plus sécuritaire.

Pour en arriver à ces conclusions, le groupe a mesuré l'impact de l'utilisation des produits sur la santé humaine et sur l'environnement, selon 18 critères précis. Il a notamment examiné leur toxicité pour la reproduction, leur effet sur l'activité endocrine, et s'ils causent l'irritation des yeux ou une réaction cutanée. Leur inflammabilité et leur accumulation dans l'environnement ont aussi été mesurées.

Environ 1600 produits contenant du triclosane sont en vente au Canada.

Il y a deux ans, Ottawa a rendu public un rapport préliminaire sur le triclosane, qui concluait que la substance n'était pas nocive pour la santé humaine mais qu'elle pouvait nuire à l'environnement si elle s'y retrouvait en grande quantité.

Peter Kent, qui était alors ministre de l'Environnement, avait dit à l'époque que le gouvernement amorcerait des discussions avec l'industrie afin d'encourager une diminution volontaire de l'utilisation du triclosane dans les produits domestiques.

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