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Ukraine: Kiev propose des pourparlers sur Skype

10/07/2014 06:54 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Le gouvernement ukrainien a suggéré jeudi d'utiliser Skype pour relancer les pourparlers du groupe de contact sur le conflit avec les rebelles prorusses dans l'Est, tout en reconnaissant que l'idée ne rencontrait pas beaucoup de succès.

Ces pourparlers, vivement encouragés par les Européens et la Russie et réunissant l'Ukraine, la Russie et l'OSCE avec la participation des insurgés, ont achoppé récemment sur le choix de leur lieu. Donetsk, proposé par les rebelles, a été écarté par Kiev pour des raisons de sécurité, un pays de l'UE a paru inacceptable aux insurgés car leurs chefs y sont interdits de visa en raison des sanctions, et Minsk, au Bélarus, n'a pas été retenu non plus.

"Nous avons proposé une idée: s'il s'avère impossible de nous rencontrer en personne, alors que nous vivons dans le monde moderne, pourquoi ne pas commencer à nous parler par vidéoconférence, sur Skype", a dit le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine lors d'une conférence de presse. "Mais même cela ne marche pas", a-t-il aussitôt ajouté, sans préciser qui s'y opposait.

La date de la ronde suivante des pourparlers n'a pas encore été retenue, a indiqué le ministre.

"Nous y travaillons tous les jours. Je considère que nous devons avoir ce dialogue. Mais je suis malheureusement incapable de dire quand il aura lieu", a encore dit M. Klimkine.

Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, français et allemand, la semaine dernière à Berlin, les participants se sont mis d'accord pour réunir le groupe de contact. Après des consultations difficiles, ce dernier a finalement tenu une réunion dimanche à Kiev, mais sans les séparatistes et sans déboucher sur un résultat concret.

Les pourparlers capotent sur une divergence de fond: Moscou, et, à un degré moindre, les Européens, voudraient aller vite vers un nouveau cessez-le-feu, tandis que Kiev, invoquant l'échec de celui qui avait expiré le 30 juin, pose des conditions que Moscou et les séparatistes refusent d'étudier.

via/ml

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