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Mondial-2014 - Ils n'ont pas fait les choses à moitié en demies

10/07/2014 01:50 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Qu'ils aient brillé en demi-finale du Mondial, comme Klose, Kroos, Romero et Mascherano ou soient passés, un peu ou totalement à côté, comme Messi ou Dante, ils n'ont laissé personne indifférent.

. Klose, Kroos, "Kolossal"

Quand Miroslav Klose a rejoint Ronaldo "O Fenomeno" en égalant son record de buts en Coupe du monde, avec une 15e réalisation contre le Ghana, le Brésilien a été fair-play en twittant en allemand: "Willkommen im klub" (bienvenue au club).

Mais quand le vétéran allemand de 36 ans a battu son record avec un 16e but lors de l'humiliation du Brésil (7-1), l'ancien joueur du Real Madrid est resté muet. Consultant télé, il a été filmé à la mi-temps le visage défait, alors que le score était déjà de 5 à 0.

Lui aussi est Allemand, lui aussi a un nom qui commence par "K" et lui aussi a marqué deux buts dans ce Mondial au Brésil. Kroos, 12 ans de moins que Klose, s'est amusé comme un gosse contre le Brésil, marquant les 3e et 4e buts en deux minutes. "Mais qu'est-ce que c'était que ça ? Incroyable !", a twitté de joie Beckenbauer, ancien libéro de la Mannschaft.

. Romero, Mascherano hommes de l'ombre

Au Brésil, la liste des gardiens qui ont brillé s'est encore allongée. Après Ochoa, Navas, Julio Cesar, Enyeama, Howard, Neuer, Krul, voilà Romero. Son histoire est folle. A Monaco, il fut remplaçant la saison passée et n'a joué que 9 matches toutes compétitions confondues (championnat et coupes nationales). Quand est arrivée la séance de tirs au but contre les Pays-Bas, il n'a pas pleuré, contrairement à Julio Cesar, n'a pas défié les tireurs, comme Krul. Il a juste fait son métier parfaitement en mettant en échec Vlaar et Sneijder.

Mascherano, c'est l'homme des boulots ingrats côté argentin. Il balaie le terrain devant la défense, ratisse, récupère, va au combat, de la tête et des épaules. Mais le joueur du Barça est plus qu'un pitbull. Il est aussi rampe de lancement et trouve Lavezzi dans les pieds les yeux fermés. "Je dois dire que Mascherano a été immense. Quel coeur il a!", s'est exclamé l'ancien international anglais Gary Lineker. Les réseaux sociaux l'ont caricaturé en "MasChe", avec le béret de Che Guevara.

. L'enfer de Dante

En l'absence du capitaine Thiago Silva, suspendu, Dante a gagné sa place de titulaire en demi-finale avec le Brésil en défense centrale aux côtés de David Luiz. Ce qui aurait du être une fête a tourné au cauchemar absolu. "Mal positionné, lent, perdu. Horrible", a résumé au lendemain du naufrage de la Seleçao un des chroniqueurs vedette du quotidien sportif brésilien Lance. Il n'est évidemment pas le seul à blâmer dans la défense. Les trois autres, Maicon, David Luiz et Marcelo, ont également perdu le fil du match très vite et permis à la Mannschaft d'inscrire quatre buts en six minutes. Et sept au total... "David Luiz, tu as été un guerrier", a tenté de consoler Ronaldo "O Fenomeno". "Quand on prend sept buts, personne n'a été un guerrier", ont sèchement répliqué plusieurs +twittos+ brésiliens.

. Messi, la tête en finale ?

Que s'est-il passé avec Messi en demi-finale ? Tout le monde attendait le quadruple Ballon d'Or et se réjouissait de son duel à distance avec Robben et Van Persie. Mais la star du Barça a passé son temps à repiquer dans le rond central, incapable de peser sur le match. Avait-il déjà la tête à la finale ? Lineker s'est moqué sur les réseaux sociaux, lançant que Messi avait sans doute du mal "sous la pluie et la fraîcheur de Sao Paulo", sous-entendant qu'il pensait déjà à une finale au Maracana un doux dimanche après-midi.

Le natif de Rosario doit remettre les crampons sur terre, car Joachim Löw, maître ès tactique de la Mannschaft, a sans doute concocté un plan contre lui pour la finale si jamais il se réveille.

pgr/pga/jta

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