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Les Kurdes en Irak boycotteront les rencontres du cabinet

10/07/2014 07:54 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

BAGDAD - Les Kurdes en Irak ont indiqué jeudi que leurs politiciens se tiendraient à l'écart des rencontres de cabinet et ont appelé à la démission du premier ministre Nouri al-Maliki, le blâmant pour l'incapacité à stopper l'offensive des insurgés sunnites.

La veille, le premier ministre avait accusé la région kurde largement autonome dans le nord du pays d'héberger des militants sunnites qui ont pris le contrôle d'une portion importante du pays. M. al-Maliki n'a pas fourni de preuves, et les Kurdes ont réfuté ces allégations.

Le vice-premier-ministre Roz Nouri Shawez, le plus haut responsable kurde au sein du gouvernement, a affirmé jeudi aux médias que de «telles déclarations visent à dissimuler le grand fiasco sécuritaire en portant le blâme sur les autres», ajoutant l'annonce d'un boycott des rencontres de cabinet.

Les Kurdes détiennent aussi les postes aux Affaires étrangères, au Commerce, à la Santé et à l'Immigration.

Le geste est largement symbolique, vu que le gouvernement à Bagdad avait continué ses activités par le passé lorsqu'un bloc sunnite s'était complètement retiré du cabinet. Mais il illustre le fossé grandissant entre M. al-Maliki et les Kurdes.

L'offensive des militants sunnites dans le nord et l'ouest de l'Irak a ravivé la flamme séparatiste des Kurdes, qui revendiquent leur indépendance depuis un bon moment.

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