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Le Sénégalais Sidiki Kaba souhaite une meilleure coopération entre Etats et CPI

10/07/2014 09:38 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Le ministre sénégalais de la Justice, Sidiki Kaba, a affirmé jeudi à Dakar qu'il souhaitait renforcer la coopération entre Etats et Cour pénale internationale (CPI) s'il était élu président de l'Assemblée des Etats parties au statut de Rome de la CPI.

"J'ai été pressenti pour être le président de l'Assemblée des Etats parties au statut de Rome de la CPI", a déclaré à l'AFP M. Kaba, avocat de formation.

S'il est élu par les représentants des 122 Etats parties, il souhaite "travailler pour qu'il y ait une coopération entre tous les Etats du monde avec la Cour, mais également travailler à l'universalité, développer le principe de la complémentarité pour que justice soit faite dans les lieux où les crimes ont lieu".

"Ainsi, on ne parlera plus d'une Cour" accusée de s'en prendre aux seuls Africains, "parce que les Africains auront (eux-mêmes) jugé les crimes qui se passeront dans leur propre pays", a-t-il affirmé.

L'Union africaine (UA) a cependant indiqué le 4 juillet avoir décidé d'accorder une immunité aux dirigeants en exercice sur le continent devant la future Cour africaine des droits de l'Homme, suscitant la colère d'ONG qui dénoncent un recul dans la lutte contre l'impunité.

Sidiki Kaba s'exprimait en marge d'une conférence à Dakar intitulée "Justice internationale, réconciliation et paix en Afrique: la CPI et au-delà", organisée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria), institut créé en 1973 pour "promouvoir la cohésion, le bien-être et le progrès des sociétés africaines".

Me Kaba, 64 ans, nommé il y a près d'un an ministre de la Justice par le président sénégalais Macky Sall, est un avocat de renom qui a été président de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).

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