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GB: Les syndicats évoquent un fort soutien à la grève dans la fonction publique

10/07/2014 10:03 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Les syndicats britanniques escomptaient mobiliser plus d'un million de fonctionnaires jeudi contre le gel des salaires et les coupes budgétaires, se prévalant d'un mouvement d'ampleur inédite contre le gouvernement de David Cameron.

Les organisateurs faisaient état, sans avancer de chiffres à l'appui de leurs dires, d'une mobilisation massive en début d'après-midi, face à un gouvernement les accusant "d'exagération" et démentant être confronté "à un mouvement sans précédent" depuis son accession au pouvoir en 2010.

Enseignants, pompiers, employés du métro, agents municipaux et autres employés de la fonction publique étaient appelés à se joindre à la mobilisation qui n'avait pas entraîné de perturbations majeures jeudi en début d'après-midi, notamment dans le métro londonien où le service était normal.

A Londres, un cortège s'est ébranlé sous la pluie en fin de matinée devant les locaux de la BBC pour arriver sous la colonne de l'amiral Nelson à Trafalgar Square. Les images aériennes prises par hélicoptère montraient une assemblée plutôt clairsemée tandis que la BBC citait des estimations policières faisant état de 1.500 manifestants.

Des manifestations étaient également prévues devant le Parlement de Westminster et dans d'autres villes.

Des centaines d'écoles à travers le pays sont restées fermées. L'aéroport de Heathrow a indiqué que les passagers à l'arrivée risquaient de subir du retard au passage de la douane.

Des musées ont gardé porte close à Edimbourgh, Nottingham et Leicester, ainsi que le zoo de Belfast, et le ramassage des ordures était également partiellement perturbé dans certaines localités.

Le Premier ministre David Cameron a vivement critiqué cette grève en affirmant que "les gens feraient mieux d'aller travailler". Il y a vu l'oeuvre d'une minorité, notamment dans les écoles où le syndicat national des enseignants a voté pour la grève avec un taux de participation de seulement 27%.

"La grande majorité des fonctionnaires n'a pas voté pour la grève et les premières indications montrent que la plupart d'entre eux se sont rendus au travail comme d'habitude", a assuré en fin de matinée un porte-parole du gouvernement.

"L'ensemble des 717 centres de recherche d'emploi ont ouvert ce matin ainsi que la grande majorité des écoles. Les services de pompiers fonctionnement et les perturbations sont minimes au niveau des collectivités locales", a précisé plus tard la même source, évoquant le chiffre de 90.000 grévistes dans l'administration, "c'est-à-dire moins que lors du dernier mouvement en avril 2013".

"Risible", a répondu un représentant du syndicat Public and Commercial Services (PCS) en déplorant que "personne ne peut faire confiance à ce gouvernement-là pour donner des chiffres fiables".

La principale revendication des grévistes porte sur le gel des salaires du secteur public décidé en 2010 par le gouvernement qui a ensuite limité les hausses à 1% maximum en 2012, une mesure toujours effective.

"Ca suffit. Année après année, le salaire n'arrive pas à suivre l'augmentation du coût de la vie. Près d'un demi-million d'employés des collectivités locales gagnent moins que le salaire minimum vital. Mais, alors que l'économie repart, les ministres leur disent que leurs salaires seront plafonnés jusqu'en 2018 au moins", a souligné Frances O'Grady, secrétaire général de la confédération des syndicats TUC.

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