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Déraillement d'un train du CN en Ontario: retards chez Via Rail, jeudi

10/07/2014 08:13 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

BROCKVILLE, Ont. - Ce n'est pas avant la nuit prochaine, voire vendredi matin, que pourra reprendre le service de transport ferroviaire entre Toronto, Ottawa et Montréal.

Pas moins de 3600 passagers de VIA Rail ont été contraints de faire leur voyage en autocar, jeudi, à la suite du déraillement d'un train de marchandises du Canadien National (CN) survenu vers 4 h près de Brockville, en Ontario.

En milieu d'après-midi, un porte-parole du CN, Jim Feeney, n'était toujours pas en mesure d'indiquer la cause du déraillement, qui n'a pas fait de blessés. L'heure était encore au nettoyage et à l'inspection de la voie ferrée, en après-midi.

L'annonce du CN n'avait rien de rassurant pour des milliers de passagers de VIA Rail qui ont subi des retards tout au long de la journée.

Chez VIA, une porte-parole, Mylène Bélanger, a indiqué que l'entreprise avait dû noliser plusieurs autocars pour transporter les 3600 passagers qui ne pouvaient effectuer leur liaison par train entre Toronto et Montréal ainsi qu'entre Toronto et Ottawa.

Un autre porte-parole de VIA, Jacques Gagnon, a indiqué qu'il pouvait être difficile de trouver des autocars pour transporter des passagers pendant la haute saison des vacances estivales, alors que ces véhicules sont très en demande. Il a affirmé que VIA a tout de même réussi à en trouver suffisamment pour maintenir son service jusqu'à la fin du nettoyage, ajoutant que la situation avait été tout un «défi logistique».

Au CN, M. Feeney a précisé que personne n'avait été blessé lorsque le convoi de 25 wagons a déraillé. Il s'agit de deux wagons chargés d'automobiles, de cinq autres transportant du noir de carbone en poudre, de 12 citernes de pétrole vides et de six autres wagons vides.

Le site du déraillement a été examiné par des équipes d'urgence locales pour s'assurer qu'il n'y avait eu aucune fuite. M. Feeney a affirmé pour sa part qu'il n'y avait pas eu de menace pour l'environnement. Une enquête interne du CN a été amorcée.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a également dépêché du personnel sur les lieux pour mener son enquête.

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